Vente du BPC à la Russie : la pression monte sur la France

L’escalade militaire dans l’est de l’Ukraine a provoqué une nouvelle menace des dirigeants de l’Union européennes de sanctions à l’encontre de la Russie. La pression va une fois être grande sur la France pour ne pas livrer les bâtiments de projection et de commandement (BPC) de la classe Mistral à la Russie.

Le gouvernement français a usé de l’esquive tout au long du printemps sur ce sujet. Les derniers développements militaires qui font état de combats entre forces ukrainiennes et unités russes ne permettent plus la langue de bois. La France doit désormais trancher sur ce dossier.

Soit elle décide d’honorer son contrat pour préserver les chantiers navals de Saint-Nazaire avec le risque d’être pointée du doigt par la majorité des Etats de l’Union ainsi que les Etats-Unis.

Soit elle annule ou suspend le contrat provoquant l’ire de Vladimir Poutine et des salariés de STX.

On attend avec impatience les prochaines déclarations françaises.

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Galileo : un échec prévisible ?

En plaçant sur une mauvaise orbite deux satellites de la constellation Galileo, le lanceur Soyouz a porté un rude coup au programme européen de guidage par satellite. Déjà objet de polémiques sur son coût et son montage industriel privilégiant une société allemande au détriment du savoir-faire européen TAS et ASTRIUM, Galileo subit après cet échec un nouveau retard et un surenchérissement de la facture.

Ce programme « piloté » par la commission européenne nécessite l’intervention d’une multitude d’acteurs nationaux. Cet ensemble disparate brille plus par sa cacophonie que par ses résultats. Pire, le recours à un lanceur Russe pour l’envoi de ces satellites concurrents du système russe Glonass, en pleine crise ukrainienne ne manque pas de surprendre.

Pure spéculation diront certains. Soit. Spéculons plutôt sur la date de mise en service de Galileo.

En image : Entrevue avec le roi d’Espagne à l’Assemblée nationale

Mardi 22 juillet, François Cornut-Gentille, président du groupe d’amitiés parlementaires France-Espagne, a rencontré Philippe VI d’Espagne en visite officielle en France.

Oui à une grande région Champagne-Ardenne, Alsace, Lorraine.

Depuis le 2 juin, date de présentation du projet de refonte des limites géographiques des régions françaises, François Cornut-Gentille et de nombreux parlementaires de la région (Jean-Luc Warsmann, Bérengère Poletti, Nicolas Dhuicq, François Baroin, …) dénonçent le caractère incohérent d’une fusion entre la Champagne- Ardenne et la Picardie. Qu’y a-t-il de commun entre les 4 départements de Champagne-Ardenne et les départements de l’Oise ou de la Somme ?

9 des 13 députés de notre région ont déposé un amendement visant à unir la Champagne-Ardenne à l’Alsace et à la Lorraine. Les signataires de cet amendement sont : Charles De Courson, Philippe Martin, François Cornut-Gentille, Luc Chatel, Jean-Claude Mathis, Nicolas Dhuicq, François Baroin, Bérengère Poletti, Jean-Luc Warsmann.

Cet amendement s’appuie sur la conviction que la création d’une telle région représente un espoir pour le rebond économique de la Champagne-Ardenne. Elle permettra de développer des outils de soutien à nos entreprises afin d’exploiter beaucoup mieux l’atout qu’est notre proximité avec l’Allemagne, la Belgique, les Pays Bas et le Luxembourg.

La nouvelle carte issue des débats reprend cette proposition. Aussi, lors du scrutin solennel de ce mardi, François Cornut-Gentille et plusieurs des cosignataires choisissent de voter pour le projet de loi, en dépit des nombreuses et fortes réserves qu’appelle la mauvaise méthode d’élaboration de cette réforme.

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Petit précis sur l’imprécision

Le porteur polyvalent terrestre (PPT) est un programme renouvelant les véhicules lourds de transport de l’armée de terre. Attribué à Iveco et Lohr, il a donné lieu en 2013 à une première livraison de 72 exemplaires sur une commande désormais fixée à 1 600 exemplaires. Sur le plan financier, en 2013, le programme PPT a donné lieu à une consommation de 46,8 millions d’euros de crédits paiement alors qu’il était inscrit en loi de finances initiales 69,9 millions d’euros, soit un différentiel de 23 millions d’euros équivalent à une surestimation de 33 % !

Cet écart considérable est justifié par le ministère de la défense dans les documents transmis au Parlement par une terminologie aussi large que vague : prise en compte de la fin de gestion 2012 et des ressources disponibles en 2013, l’application du principe de gestion mutualisée des ressources au niveau du programme 146 et un retard industriel sur les prestations de soutien…

Insatisfait par ces explications, François Cornut-Gentille a demandé , par question écrite au ministre de la défense, le montant de chacune des justifications mises en avant et le détail des difficultés industrielles mentionnées. Le journal officiel du 22 juillet vient de publier la réponse qui apporte quelques précisions mais pas toutes. Lire la suite »