François Cornut-Gentille : « Je fais mon travail, ce qui a l’air de surprendre »

Dans un entretien accordé à Caroline Beyer du Figaro, François Cornut-Gentille aborde le contexte du contrôle politique effectué sur l’Ecole Polytechnique et dont le rapport final sera présenté cet après-midi devant la commission des finances.

François Cornut-Gentille s’étonne ainsi que l’on s’émeuve qu’un parlementaire exerce ses pouvoirs reconnus par la constitution. « Je fais mon travail« . Avant même la présentation du rapport en commission, les réactions révèlent une grande fébrilité. François Cornut-Gentille s’amuse « de constater que mon initiative a provoqué la stupéfaction. Je n’avais pas le sentiment de franchir une frontière dangereuse« .

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Une rentrée parlementaire chargée pour François Cornut-Gentille

Cette semaine, l’Assemblée nationale débute la session ordinaire 2014-2015. Pour François Cornut-Gentille, l’agenda est particulièrement chargé :

Mardi, la journée sera marquée par la présentation du rapport sur Polytechnique à 16 h 30 en commission des finances. Cet évènement est une étape majeure d’un travail entamé il y a  plusieurs mois mais appelé à se prolonger sous d’autres formes.

Mercredi, François Cornut-Gentille tiendra une conférence de presse à 10 h 30 autour de ce rapport avant de reprendre les auditions sur le budget 2015 de la défense : audition de l’amiral Bernard Rogel, chef d’état-major de la marine à 17 h. Entretemps aura eu lieu la première séance de questions au gouvernement de la session ordinaire 2014-2015.

Jeudi matin, poursuite des auditions budgétaires avec le général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées. Le rapport budgétaire de François Cornut-Gentille sur le budget 2015 doit être achevé pour le 23 octobre, date d’examen des crédits en commission élargie. Une course de vitesse inacceptable compte-tenu des enjeux.

Polytechnique : un engouement à double sens

Fréquentation quadruplée par rapport à un samedi « moyen » ; sollicitations médiatiques multiples ; aimables pressions pour obtenir le texte du rapport avant sa présentation en commission des finances : depuis 72 heures, une véritable frénésie entoure le dossier « Polytechnique ».

Cet engouement est rassurant : l’Ecole polytechnique intéresse toujours et un rapport parlementaire demeure un acte important.

Cet engouement est également signe d’impatience : le temps et les procédures parlementaires ne sont plus compris. L’urgent et l’immédiat sont devenus le mode opératoire de référence. Ils ouvrent la voie aux rapports de force permanents. Ils ne peuvent aboutir qu’à une société fragmentée.

En définitive, par son contenu et par la passion qui l’entoure, le rapport sur Polytechnique nous interpelle au-delà de l’Ecole.

Polytechnique : l’impatience n’est pas que l’apanage de la jeunesse

L’annonce de la prochaine présentation du rapport de François Cornut-Gentille sur l’Ecole polytechnique suscite beaucoup d’intérêts et d’interrogations. Le sujet passionne …  et c’est tant mieux compte tenu des enjeux qui ne se limitent pas à la seule mais emblématique pantoufle.

Mais la procédure demeure intangible : c’est en commission des finances de l’Assemblée nationale que le rapport sera rendu public. Donc rendez-vous mardi 30 septembre à 16 h 30. Une réunion de commission ouverte à la presse et donc visible par tous sur internet via le site de l’Assemblée nationale : http://videos.assemblee-nationale.fr/direct.html

Malgré ce calendrier serré, la chasse au rapport est ouverte. Plusieurs personnes intéressées tentent d’en obtenir copie avant l’heure. L’impatience n’est pas que l’apanage de la jeunesse.

Aussi doit-on rappeler que les cadeaux du Père Noël s’ouvrent le 25 décembre et non le 20 !

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Bercy, premier recruteur d’énarques loin devant l’Intérieur

Bercy demeure le principal employeur des élèves issus de l’Ecole nationale d’administration (ENA), selon la réponse de Marylise Lebranchu, ministre de la fonction publique, à une question écrite de François Cornut-Gentille.

Un quart des promotions entre 2008-2013 s’est dirigé vers l’inspection des finances et le ministère de l’économie et des finances, loin devant le ministère de l’intérieur et son corps préfectoral.

Certains ministères rechignent à recourir à des énarques : la justice (hors tribunaux administratifs) et l’éducation nationale, malgré l’importance de leurs missions pour l’Etat.

Plusieurs chiffres transmis attirent l’attention : le ministère de la culture recrute à deux unités près autant d’énarques que le Ministère de l’éducation nationale. La ville de Paris demeure une destination privilégiée.

Il est regrettable que la Ministre n’ait pas indiqué, comme demandé par François Cornut-Gentille, le nombre de postes non pourvus, permettant d’évaluer l’attractivité des différents ministères auprès des élèves issus de l’ENA.

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