GOUVERNEZ ! Des questionnements qui préoccupent tant à droite qu’à gauche

Face une assistante grenobloise attentive réunie à l’invitation du député PS Michel Destot, François Cornut-Gentille a présenté ses analyses de l’impuissance publique et ses propositions institutionnelles pour y remédier. Cette soirée inédite par son format démontre la préoccupation des Français quant au devenir de l’Etat et leurs attentes de réponses politiques.

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Australie 12 – France 6

Le groupe DCNS vient de remporter un mégacontrat de construction de 12 sous-marins au profit de l’Australie. Les bâtiments proposés par le chantier naval français sont une version à propulsion classique des sous-marins nucléaires d’attaque de dernière génération Barracuda.

On ne peut que se féliciter de cette signature exceptionnelle. Elle ouvre également des interrogations quant à la stratégie française sur plusieurs points :

- Avec 12 sous-marins d’attaque, l’Australie disposera d’une des plus importantes sous-marinades au monde, preuve que les défis maritimes sont appelés à se développer. La France reste à 6 sous-marins d’attaque (+ 4 SNLE) alors qu’elle possède un domaine maritime plus vaste avec la Méditerranée et les Antilles comme principaux enjeux. Peut-on en rester à 6 ?

- Certains beaux esprits conseilleront d’accroître le budget des équipements pour augmenter le nombre de SNA en service. Mais la France s’obstine à vouloir qu’un seul type de propulsion, en l’occurrence nucléaire rendant le coût de possession des bâtiments trois fois plus cher que celui des « propulsion classique ». Doit-on s’obstiner ?

Le ministre de la défense ne va pas manquer de se réjouir bruyamment du contrat Australien. Il aura raison. On aimerait cependant qu’il en profite pour interpeller ses services sur leurs choix stratégiques.

Les questions écrites parlementaires, un acte de vigilance.

Les questions écrites parlementaires sont souvent décriées par les administrations comme une surcharge inutile de travail. La critique a été telle que le président de l’Assemblée nationale a décidé d’en restreindre le nombre annuel par député, selon le principe de l’actuelle majorité « se tirer en permanence des balles dans le pied ».

Mais une toute autre approche du contrôle et de l’évaluation parlementaires des politiques publiques est possible. Acte de vigilance sur la bonne organisation et l’efficience des services de l’Etat, les questions écrites peuvent mettre en exergue les dysfonctionnements mais aussi l’efficience de services qui n’ont pas droit aux projecteurs médiatiques. C’est notamment le cas du service de santé des armées qui semble étonné (au point d’en faire un tweet) qu’un député, en l’occurrence François Cornut-Gentille, s’intéresse à ses équipements. Et bien oui ! Un député peut faire son job sans attendre un fait divers.

Grenoble et Le Cannet, prochains débats autour de GOUVERNEZ !

François Cornut-Gentille poursuit son tour de France des débats autour de son essai politique « Gouvernez ! » :

Le 28 avril, il sera à Grenoble à l’invitation de Michel Destot, député PS et ancien maire. (19 h – espace convivi’âges)

Le 13 mai, il sera au Cannet (Alpes maritimes) où il retrouvera Michèle Tabarot, député Les Républicains et maire de la commune. (horaire et lieu seront précisés ultérieurement).

Ces deux débats traduisent bien l’intérêt porté au-delà des clivages politiques pour les réflexions de François Cornut-Gentille

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Budget de la défense : à quoi sert-il de voter le budget à l’automne ?

C’est la légitime question que l’on se pose à la lecture du journal officiel de ce jour qui publie un décret portant  virement de crédits concernant la défense.

Les virements de crédits sont une modification des sommes allouées en loi de finances initiale à chacun des quatre programmes budgétaires qui constituent la mission défense, sans faire appel à des crédits extérieurs à ceux du ministère. Il s’agit d’une nouvelle répartition interne des crédits de la défense.

Rien de scandaleux à ce principe de gestion, des ajustements étant toujours nécessaires. Le seul petit hic du décret publié au journal officiel est double :

1° sa date : le 11 avril, soit à peine plus de trois mois après la mise en œuvre du budget 2016. Que des virements interviennent en fin d’exercice est compréhensible ; en début, moins. Nous aurait-on menti  lors des débats budgétaires de l’automne en « gonflant » artificiellement certaines enveloppes, notamment pour les équipements, en sachant pertinemment que cela ne tenait pas ?

2° le montant. Là on frise le scandale. 129,7 millions d’euros de crédits de paiement annulés sur le programme 146, celui des équipements. Ceci pour financer principalement les soldes. De qui se moque-t-on ?

Les réponses sont toutes trouvées : oui, le budget présenté par le ministre de la défense à l’automne n’était pas sincère. En agissant ainsi, il avait beau jeu d’affirmer défendre les armées et de promettre à qui voulait entendre. Au final, les dindons de la farce sont les français et leurs représentants, les parlementaires.

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