François Cornut-Gentille au CHEM

Mercredi, François Cornut-Gentille a été l’invité des auditeurs du Centre des Hautes Etudes Militaires, CHEM, pour présenter les travaux parlementaires en matière de défense. Installé à l’école militaire (photo), le CHEM est le niveau d’enseignement militaire le plus élevé en France.

L’auditoire, composé d’officiers supérieurs des armées et de la DGA, s’est montré partciulièrement attentif sur le sujet de la réforme du ministère. François Cornut-Gentille a également répondu à de nombreuses interrogations relatives aux pouvoirs des parlementaires et à leurs connaissances des enjeux stratégiques et industriels.

Cet entretien a démontré l’intérêt de renforcer les échanges entre le monde militaire et le monde politique, pour une meilleure connaissance mutuelle et un travail de fond productif.

Balardgone : revue de presse

Le regroupement des Etats-majors sur le site de Balard, dans ce que l’on appelle désormais le Balardgone, suscite de nouveaux articles,s ‘appuyant notamment sur le rapport de François Cornut-Gentille et Bernard Cazeneuve consacré à la réforme du ministère de la défense :

Alice Mérieux, du magazine Challenges, se préoccupe de la nature juridique du contrat, le partenariat-public-privé.

Le site OPEX 360 souligne les divergences d’appréciation des deux parlementaires quant aux économies engendrées par l’opération.

Avec son style toujours particulier, le Canard Enchaîné dans son édition du 15 février se concentre sur la transmission du contrat aux parlementaires, transmission déjà évoquée sur ce site.

Le contrat du Balardgone transmis à François Cornut-Gentille

A la suite de la demande de François Cornut-Gentille et Bernard Cazeneuve, co-auteurs du rapport de la mission de suivi de la réforme du ministère de la défense, les services du ministère de la défense leur ont transmis ce mardi le contrat de partenariat public-privé relatif au projet de regroupement des états-majors dit « Balardgone ».

François Cornut-Gentille se réjouit de cette transmission, soulignant que cet échange d’informations participe aux relations normales qui doivent exister entre le gouvernement et le Parlement dans le cadre de l’exercice des pouvoirs de contrôle de ce dernier. Le rapport de la mission de suivi, publié en janvier 2012, avait déjà constaté une nette amélioration de l’information transmise au Parlement sur la réforme du ministère de la défense.

Pour le député de Haute-Marne, le fait qu’un député de la majorité et un député de l’opposition puissent ainsi disposer de ce contrat, facilite une analyse objective du partenariat public privé établi autour du Balardgone et évite ainsi d’alimenter les salons parisiens de rumeurs infondées.

Satisfecit de la Cour des Comptes sur le suivi de ses recommandations concernant les industries de défense de l’Etat sauf pour DCNS et NEXTER

Dans son rapport public annuel 2012, la Cour des Comptes s’assure du suivi des recommandations qu’elle a émise dans ses précédents rapports. Ce suivi, initié par Philippe Séguin, évite que les rapports de la Cour ne viennent garnir des étagères oubliées des services d’archivage.

En 2010, la Cour des comptes s’était penchée sur les industries d’armement de l’Etat. Deux ans plus tard, les magistrats financiers notent que « les recommandations de la Cour ont été en bonne partie mises en oeuvre. »

Ils tempèrent ce satisfecit en observant que « les principales restructurations industrielles, auxquelles les entreprises publiques d’armement françaises doivent participer, pour éviter d’être progressivement marginalisées, restent à entreprendre, tant à l’échelon national qu’à l’échelon européen ». Sont directement visés DCNS et GIATIndustries / NEXTER. Lire la suite »

Pour la cour des comptes, la gestion statutaire des ouvriers d’Etat de la défense apparaît défaillante

Dans son rapport public annuel 2012, la Cour des comptes consacre de longs développements aux près de 30 000 ouvriers d’Etat du ministère de la défense. Ces personnel techniques ont un statut particulier et constituent un corps professionnel à part. « Ce statut avait été conçu pour répondre à des besoins spécifiques exigeant de disposer, au sein de l’Etat, de compétences et de qualifications professionnelles ne ressortissant pas des critères habituellement retenus dans la fonction publique. »

Ceci se traduit notamment par une rémunération particulièrement avantageuse, supérieure à celle des agents de la fonction publique :  « à titre d’exemple, pour 2009, à niveau d’emploi comparable, un ouvrier polyvalent ou de service ayant le statut d’ouvrier de l’Etat a gagné environ 1 920 euros de plus par an qu’un agent technique fonctionnaire au même niveau. » Le régime de retraite est également très favorable, combinant les avantages sans les inconvénients des systèmes publics et privés.

La haute juridiction financière estime que « le recours à ce statut particulier a, dans les faits, été excessif et souvent peu justifié ». Et de préciser qu’ « en 2005, un peu moins de trois recrutements sur quatre concernaient des spécialités professionnelles prioritaires au regard des besoins des structures chargées du maintien en condition opérationnelle du matériel des armées, et plus d’un quart des recrutements correspondaient encore à des métiers et des emplois plus classiques, non stratégiques pour le ministère, dont l’exercice revient normalement à des fonctionnaires ou à des contractuels de l’Etat. » Lire la suite »

Thématique(s) : Défense / affaires étrangères. Mot(s)-Clef(s) : . Pas de commentaire »