949,7 millions d’euros à échéance immédiate : qui passe à la caisse ?

949,7 millions d’euros, telle est la somme due par la France à la Russie suite à l’annulation de la vente des bâtiments de projection et de commandement Mistral.

Ce chiffre est inscrit dans l’étude d’impact accompagnant le projet de loi « autorisant l’approbation de l’accord sous forme d’échange de lettres entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la Fédération de Russie sur le règlement des obligations complémentaires liées à la cessation de l’accord du 25 janvier 2011 relatif à la coopération dans le domaine de la construction de bâtiments de projection et de commandement »

Mais sur quel budget va être prélevée la somme ? Bercy ? Défense ? Affaires étrangères ? Premier ministre ? solidarité interministérielle ? Comme il se doit, l’étude d’impact ne dit rien sur ce sujet pourtant crucial pour la fin de gestion 2015. Car il est évident que la Russie ne fera pas œuvre de patience pour obtenir son chèque afin de laisser du temps aux ministres du gouvernement Valls pour se mettre d’accord.

La commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale a été saisie au fond de ce projet de loi. Pour l’heure, la commission de la défense ne s’est pas saisie pour avis, sans doute pour ne pas avoir à poser de questions embarrassantes au ministre de la défense et aux diplomates à qui on doit, en définitive, cette facture !

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Le conseiller « Russie » de François Hollande quitte ses fonctions ; les BPC restent à quai

Il est des coïncidences qui font les choux gras des éditorialistes : les deux premiers textes publiés au journal officiel du samedi 29 août en font partie.

Premier par ordre de parution, un décret présidentiel complète l’ordre du jour de la session parlementaire extraordinaire de septembre avec « le projet de loi autorisant l’approbation de l’accord sous forme d’échange de lettres entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la Fédération de Russie sur le règlement des obligations complémentaires liées à la cessation de l’accord du 25 janvier 2011 relatif à la coopération dans le domaine de la construction de bâtiments de projection et de commandement ». Ce projet de loi doit valider l’accord intervenu entre la France et la Russie suite à l’annulation du contrat des 2 BPC construits à Saint-Nazaire au profit de la marine russe. C’est l’aboutissement d’une crise diplomatique avec pour fond d’écran la situation en Ukraine.

Second texte au journal officiel, un arrêté de la Présidence de la République nous apprend que le conseiller diplomatique « Russie » de la Présidence de la République, Fabien Penone, quitte ses fonctions ou, plutôt, qu’il est mis fin à ses fonctions : viré ?

Aux éditorialistes de tenter de comprendre…

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Comment le service de santé des armées s’est préparé pour affronter la crise Ebola.

Suite à une question écrite de François Cornut-Gentille, le journal officiel vient de publier la réponse ministérielle qui, une fois n’est pas coutume, apporte de réelles explications sur la préparation et la réactivité du service de santé des armées face à la crise Ebola qui a sévi en Afrique. La publication de cette réponse est l’occasion de leur rendre hommage.

Dès juillet 2014, le service de santé des armées (SSA)  était mobilisé. Pionnier dans la lutte contre les maladies infectieuses et tropicales, le SSA détient en effet une expertise reconnue dans ce domaine au sein de l’institut de recherche biomédicale des armées (IRBA) et des services spécialisés des hôpitaux d’instruction des armées (HIA).

Par ailleurs, l’Hôpital inter-armées Bégin, qui dispose de chambres à pression négative et d’un circuit spécifique d’accueil de patients contagieux, est le centre de référence militaire pour la prise en charge des maladies émergentes. Au mois d’août 2014, l’hôpital Bégin a été référencé par le ministère chargé de la santé comme établissement habilité à la prise en charge des cas possibles ou confirmés de maladie à virus Ebola (MVE). Il est à ce jour le seul hôpital français à avoir accueilli des malades contaminés par ce virus.

Sur le terrain, le SSA a doté la Guinée d’un centre de traitement des soignants (CTS), qui a fonctionné jusqu’au 15 juillet dernier. Lire la suite »

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Le Canard Enchaîné, fidèle lecteur du site de François Cornut-Gentille

Lu dans l’édition de ce matin du Canard Enchaîné :

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Opération sentinelle : l’effort repose sur la seule armée de terre

Au lendemain des attentats de janvier 2015, ordre fût donné aux armées de renforcer la sécurisation du territoire via l’opération Sentinelle, dans le cadre du plan Vigipirate renforcé.

Dans le même temps, pour tenir compte de ce nouveau contrat opérationnel, le Président de la république annonça un ralentissement de la déflation des effectifs dont l’actualisation de la loi de programmation militaire fut la traduction. Cette moindre décrue des personnels donna lieu à une bataille de chiffonniers entre armées, entre services  pour savoir qui va être bénéficiaire.

La cuisine interne du ministère de la défense, validée par les états-majors et le ministre, s’occupa d’arbitrer à partir de critères obscurs, perdant le lien initial entre efforts nouveaux liés à l’opération Sentinelle et moindre déflation.

Or, un seul chiffre aurait dû guider les grands comptables des ressources humaines du ministère de la défense, chiffre qu’a obtenu François Cornut-Gentille, avec patience, via une question écrite : ceux des effectifs supplémentaires réellement mobilisés à partir du 12 janvier par armée :

Et la réponse est cinglante : en respectant la logique initiale, seule l’armée de terre aurait dû bénéficier de la moindre déflation des effectifs pour remplir le nouveau contrat opérationnel. Rien d’étonnant au regard des capacités et moyens humains dont disposent les forces terrestres par rapport aux autres armées pour accomplir ce type de mission. Mais les calculs des ressources humaines n’ont pas tenu compte de cette réalité. Manifestement, le lobbying des autres forces et services a été plus fort que la logique.

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