François Cornut-Gentille sur Europe 1 pour débattre de la Défense

A la mi-journée, François Cornut-Gentille était l’invité de Wendy Bouchard sur Europe 1 pour parler de la Défense.

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Budget de la défense : François Hollande annonce une sanctuarisation de papier

A l’issue d’un conseil de défense très attendu, François Hollande a annoncé la pérennisation de l’opération Sentinelle, plan Vigipirate renforcé. En conséquence et sans surprise, il a confirmé la moindre déflation des effectifs des forces par rapport aux dispositions de la loi de programmation militaire.

Pour financer ces frais de personnel supplémentaires et l’acquisition des équipements nécessaires, le Président de la République s’est montré plus évasif.

Seule certitude, les sociétés de projet, chères au ministre de la Défense, sont abandonnées au profit de véritables crédits budgétaires. Chacun peut se féliciter de cette décision.

François Hollande a, par ailleurs, décidé de « sanctuariser » le budget 2015 de la Défense, soit 31,4 milliards d’euros. Une sanctuarisation de papier car les dépenses ont considérablement augmenté par rapport aux prévisions à la suite des attentats de janvier. Les armées devront se serrer la ceinture et sans doute reporter l’acquisition d’équipements militaires. Lire la suite »

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« L’absence de vision politique et stratégique amène à bricoler. » Une interview de François Cornut-Gentille sur le budget de la défense

L’hebdomadaire Air&Cosmos, revue spécialisé dans l’aéronautique civile et militaire, publie un long entretien avec François Cornut-Gentille, « l’un des grands spécialistes des sujets défense au sein de l’Assemblée nationale« .

Interrogé par Guillaume Belan, François Cornut-Gentille considère que le budget de la défense est aujourd’hui « intenable« . Il précise : « je ne fais là que constater un fait. Mais ce qui est le plus regrettable, c’est que ce fait est évident depuis 2014. Il n’a pas été pousse ce débat au plus tard possible. » Mais au-delà du débat budgétaire, il appelle à un débat plus approfondi :  » quelle doit être notre Défense aujourd’hui? Il convient de mener une réflexion sur les moyens et l’adaptation de notre outil actuel. »

A propos des sociétés de projet, la position de François Cornut-Gentille est simple :  » Les défenseurs de ces sociétés gagneraient à dire clairement leurs intentions. Si la solution répond à l’intérêt général, il n’y aura pas de problème. »

Interview à lire dès aujourd’hui dans le n°2448 d’Air&Cosmos.

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Hommage aux soldats français de juin 1940 : le trou de mémoire du gouvernement

A force de lui mettre la pression, le secrétaire d’Etat aux anciens combattants et à la mémoire, Jean-Marc Todeschini, a fini par répondre à la question écrite de François Cornut-Gentille sur l’absence de commémoration autour des combats de juin 1940.

La réponse publiée au journal officiel mérite d’être inscrite au tableau d’honneur de la langue de bois voire de l’hypocrisie. D’entrée, le secrétaire d’Etat pose le cadre : « Afin de leur donner le retentissement qu’elles méritent et d’assurer leur médiatisation auprès du public, les commémorations organisées par l’Etat, au niveau national, suivent un rythme décennal. » Donc manque de bol pour les combats de 1940, c’était il y a 75 ans. Mais, pour mémoire, il y a 5 ans rien n’a été fait pour les 70 ans et, dans 5 ans, le secrétaire d’Etat aura changé. Donc, planté !

Le secrétaire d’Etat poursuit : « dans l’intervalle des anniversaires décennaux, le souvenir des événements historiques et de leurs acteurs est le plus souvent évoqué par les associations d’anciens combattants, les associations de mémoire ou par les collectivités territoriales. Telle devrait être la situation présidant au 75e anniversaire des combats de la campagne de France de 1940. » Comprenez : « je compte rien faire ». Avant d’entrer au gouvernement, Jean-Marc Todeschini était sénateur de la Moselle, département qui compte nombre d’ouvrages de la ligne Maginot dans lesquels de nombreux soldats ont tenté de résister à l’ennemi. Peut-être que pour Monsieur Todeschini, ces ouvrages sont de simples verrues de béton dans le paysage bucolique de la campagne mosellane…

Enfin, la  réponse ministérielle fait la promotion de sites internet. Pas sûr que les morts de juin 1940 et leurs familles apprécient le geste.

Les combats de juin 1940 dans l’Est et le nord de la France ont été particulièrement meurtrier. Ils ont été le théâtre d’actes héroïques car désespérés de nombreux anonymes. Face à ces actes glorieux, le gouvernement fait preuve d’amnésie. Un trou de mémoire sélectif déplorable

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Prétendant jouer la coupe du monde, l’Ecole polytechnique peine en championnat national.

Avec force de communiqués de presse, la direction de l’Ecole affiche de grandes ambitions sur la scène mondiale des Grandes Ecoles. Mondialisation, ouverture à l’international sont désormais les maîtres mots de cette institution.

Mais avant de dominer le monde, l’Ecole polytechnique souffre de quelques difficultés à s’imposer à domicile. Que ce soient la réforme de la pantoufle ou celle du concours d’entrée, la direction se heurte aux arcanes administratives de l’Etat qu’elle ne semble pas ou plus comprendre. Inquiétant pour une Ecole devant initialement former les cadres scientifiques et techniques de l’Etat.

La réforme de la pantoufle (ces frais de scolarité à rembourser par les polytechniciens), annoncée imminente depuis deux ans, en est à son second avis défavorable du Conseil d’Etat. La Présidence de l’Ecole souhaite passer outre, au risque d’exposer l’X à des contentieux juridiques interminables. L’arbitrage tant attendu du Premier ministre se fait attendre. On comprend ses réticences.

La réforme du concours 2015 adoptée par le conseil d’administration de l’X est également plongée dans un marécage administratif contraignant le directeur du concours à avouer aux candidats son impuissance : « le concours 2015 se déroulera par conséquent suivant l’arrêté du 27 novembre 2001 sans tenir compte des deux modifications proposées à l’automne 2014. »

Cet enlisement administratif sur deux dossiers, certes emblématiques mais non complexes, souligne la fragilité et l’isolement de l’Ecole polytechnique. La négation de cette réalité devient chaque jour de plus en plus déconcertante et fragilise à terme une formation pourtant de très haute qualité. Il est grand temps que la tutelle étatique prenne la main. A la suite du rapport de François Cornut-Gentille d’octobre 2014, tous ceux qui sont attachés à l’Ecole portent désormais leurs espoirs sur la mission confiée à Bernard Attali par le Premier ministre.