Réserves opérationnelles : tout va bien mais on y travaille

Pour le ministre de la défense, « tout va bien officiellement, c’est pourquoi on réfléchit à améliorer le système« .

Telle est la conclusion que l’on peut légitimement tirer de la réponse faite à la question écrite de François Cornut-Gentille portant sur l’incroyable bureaucratie qui entoure la reconnaissance des droits à la retraite des réservistes opérationnels.

Véritable satisfecit du dispositif existant, cette réponse conclut en indiquant qu’« une réflexion a été engagée afin de poursuivre la rénovation et l’amélioration de l’ensemble des processus d’administration et de gestion des réservistes. A cet égard, un groupe de travail constitué au sein de l’équipe du projet « Réserve 2019 » a été chargé de proposer, à court terme, des solutions et aménagements ».

« Solutions » à des problèmes qui n’existent pas officiellement ? « Aménagements » à des procédures qui sont parfaites officiellement ? Ce n’est à plus rien comprendre de la parole ministérielle.

Entre un musée ou un bateau, les marins ont choisi : le musée.

Le journal officiel du jour publie un décret de virement de crédits par lequel la rénovation du musée de la marine perçoit 52,6 millions d’autorisations d’engagement, c’est-à-dire 52,6 millions d’euros de travaux à engager, le paiement effectif venant à terme.

Ces 52,6 millions d’euros, manifestement imprévus et urgents, ont dû être retirés d’autres opérations au sein du ministère de la défense. Ce sont les équipements des forces qui ont dû sacrifier des programmes, ou du moins, en retarder la mise en œuvre. Le rapport qui accompagne le décret ne précise pas quel programme sera mis à contribution bien évidemment. Secret espoir des marins de faire payer la facture par l’armée de terre ou l’armée de l’air… A moins que le nouvel chef d’état-major de la marine, l’amiral Prazuck (photo), ne sacrifie ses capacités futures.

Nul doute que cela va favoriser un peu plus le climat amical qui prévaut entre les armées. Cela mérite en tout cas des réponses à plusieurs questions : pourquoi cette dépense d’infrastructure n’était pas inscrite en loi de finances initiale ? Pourquoi une fois encore les équipements sont mis à contribution alors que lors de la grand’ messe des dernières Universités d’Eté de la défense, généraux-amiraux-ministre se lamentaient de l’état des équipements et de la nécessité de sanctuariser, voire d’augmenter, le budget de la défense ?

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Dans le Bulletin des ELus Locaux de juin 2016, François Cornut-Gentille évoque les questions de défense

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Programme A400M : le seul qui respecte ses engagements, c’est le contribuable.

L’avion de transport militaire A400M n’en finit pas d’alimenter les chroniques depuis son lancement au début des années 2000 : les années paires, dérapages financiers ; les années impaires, problèmes techniques (à moins que cela ne soit l’inverse).

Et régulièrement Airbus vient devant la presse faire un mea-culpa, impliquant dans la chaîne de responsabilité sous-traitants et clients. Le n°1 d’Airbus, l’allemand Tom Enders, vient de rééditer ce numéro épuisé ce dimanche, sous la pression du gouvernement allemand. Pour conclure de ne pas changer de route.

En France, on préfère acheter d’autres appareils, les C130, tout en prétendant que « non non non, on a confiance dans l’A400M ; le programme n’est pas remis en cause.».

Cette obstination industrielle (ou financière) et étatique laisse pantois. Seule certitude : dans ce dossier, celui qui respecte ses engagements, c’est le contribuable. Il est vrai qu’on ne lui demande pas son avis.

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Le service des essences des armées au coeur de la bande sahélo-saharienne

Intervenir au cœur de la bande sahélo-saharienne est un défi logistique de tous les jours, notamment pour le service des essences des armées (SEA). Afin de connaître les mesures spécifiques prises par le SEA pour s’adapter au théâtre d’opération malien, François Cornut-Gentille a interrogé le ministre de la défense. Après trois années de patience (cf article ci-dessous), la réponse a été publiée au journal officiel.

Le dispositif mis en place par le SEA a pour principale caractéristique la souplesse et la flexibilité, permettant de « répondre aux exigences d’une manœuvre très rapide caractérisée notamment par la dispersion et l’éloignement des plates-formes entre elles, ainsi que par l’absence d’un tissu industriel pétrolier ».

Le SEA précise que « le déclenchement de l’opération Barkhane, en 2014, s’est traduit par la mutualisation des moyens de soutien pétrolier déployés au Mali, au Niger et au Tchad ». Lire la suite »

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