Rythmes scolaires : A quoi joue le gouvernement ?

L’Etat, par le biais de la préfecture de l’Essonne, avait engagé une action devant le tribunal administratif afin de faire annuler une délibération d’une petite commune refusant la mise en œuvre des rythmes scolaires.

Décision a été prise vendredi dernier de renoncer à cette procédure.Que signifie ce recul du gouvernement ?

On imagine difficilement le préfet de l’Essonne se désavouer ainsi de son propre chef sur un sujet aussi sensible. Ce pas de deux juridictionnel est un signal lancé à toutes les communes pour contester une réforme qui continue à mobiliser contre elle tous les acteurs de la vie scolaire et périscolaire.

La prochaine séance de questions d’actualité apportera-t-elle une réponse claire du ministre de l’éducation nationale (photo) ? On peut toujours espérer une bonne copie… Rendez-vous pris pour demain 15 heures.

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ZEP : le diagnostic impossible ? (vidéo)

Dans le cadre de l’examen de la loi de règlement des comptes de 2012, la commission des finances et la commission des affaires culturelles ont auditionné ce matin le directeur général de l’enseignement scolaire sur les zones d’éducation prioritaire. François Cornut-Gentille est intervenu pour souligner la difficulté à établir un diagnostic objectif de ces ZEP et, en conséquence, à mettre en place une stratégie opérationnelle.

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Le ministre de l’éducation nationale ignore les alertes psycho-sociales sur du corps enseignants en ZEP

Les établissements en zone d’éducation prioritaire bénéficient théoriquement d’effectifs renforcés pour assurer un suivi plus étroit des élèves. Mais ces effectifs théoriques sont à relativiser par la difficulté à remplacer les enseignants absents. Par une question écrite, François Cornut-Gentille a interrogé Vincent Peillon, ministre de l’éducation nationale (photo), sur le taux de présence des enseignants devant leurs élèves dans les établissements des premier et second degrés situés en zone d’éducation prioritaire.

Dans sa réponse publiée au journal officiel, le ministre ne donne pas ce fameux taux de présence, préférant indiquer le taux d’encadrement théorique : « le nombre d’élèves par classe reste plus faible en éducation prioritaire avec une moyenne de 22,1 en éducation prioritaire contre 23,8 hors éducation prioritaire pour le premier degré et de 22 contre 24 pour le second degré ». Mais si ces 22,1 élèves n’ont pas d’enseignant face à eux, à quoi bon ?

Le ministre indique par ailleurs que « les congés pour maladie ordinaire sont relativement plus élevés en éducation prioritaire qu’hors éducation prioritaire avec un taux de 54 % des enseignants ayant pris un congé maladie dans le 1er degré (contre 47,1 % hors éducation prioritaire) et un taux de 45,4 % des enseignants du 2nd degré (contre 40,8 % hors éducation prioritaire) ». Chacun pourra apprécier le « relativement plus élevés ». Lire la suite »

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Le ministre de l’éducation nationale est un homme qui sait s’entourer.

Le journal officiel du mardi 5 mars publie deux arrêtés de nomination au cabinet du ministre de l’éducation nationale, Vincent Peillon (photo).

On apprend ainsi que Daniel Assouline devient conseiller du ministre. Il est le frère de David Assouline, actuellement sénateur socialiste mais surtout ancien leader trotskyste (tout comme son frère) des manifestations étudiantes de 1986. Sans doute le ministre anticipe un printemps un peu compliqué…

Second nommé, Daniel Agacinski, nouveau conseiller technique « études et prospective », est le digne fils de la philosophe Sylviane Agacinski, et beau-fils d’un autre célèbre trotskyste et ancien ministre de l’éducation nationale, Lionel Jospin, proche ami de Claude Allègre. Tout un programme d’avenir.

Vincent Peillon a pour ambition de « construire l’école de demain ». Pas sûr qu’il y arrive avec un tel équipage…

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Devoir de mémoire : l’implication de l’éducation nationale est cruciale

Le devoir de mémoire ou l’importance du souvenir des sacrifices consentis par des générations anciennes pour défendre le territoire et les valeurs de la France est une priorité qui transcende les clivages politiques. Plusieurs organismes et administrations contribuent à animer ce devoir de mémoire, parmi lesquels l’éducation nationale, le service historique de la défense ou les différentes archives départementales. Les archives conservées par le SHD ou les conseils généraux constituent un socle pédagogique extrêmement riche.

François Cornut-Gentille a interrogé le ministre de l’éducation nationale pour connaître les actions entreprises par son ministère pour encourager les enseignants d’histoire à exploiter les archives militaires et/ou départementales avec leurs élèves, dans le cadre du devoir de mémoire.

4 grandes actions méritent d’être signalées :

Le Concours national de la Résistance et de la Déportation (CNRD) qui s’adresse à tous les établissements du second degré publics et privés sous contrat ainsi que les établissements d’enseignement agricole, ceux relevant du ministère de la Défense et les établissements français de l’étranger. Depuis 1961, « le CNRD propose aux élèves de faire une composition individuelle en temps limité ou de rendre un travail collectif réalisé au cours de l’année. Le concours repose sur une forte exigence historique, portée notamment par les professeurs d’histoire-géographie et les associations et fondations de mémoire. La participation à ce concours conduit les élèves à mener des recherches approfondies sur l’histoire de la Résistance et de la Déportation, tant au niveau national que local. Il rassemble chaque année entre 35.000 et 45.000 participants. » Lire la suite »

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