L’opposition a sombré dans l’affichage médiatique au mépris de l’Assemblée nationale

Lundi soir, l’opposition triomphait bruyamment devant les caméras de télévision après avoir fait adopter par la commission des finances de l’Assemblée nationale un amendement de suppression de la TVA sociale.

Ce que les dirigeants de l’opposition ont omis de préciser est la méthode employée pour arriver à ce résultat. Des documents officiels de l’Assemblée Nationale (les feuilletons) nous livrent la triste vérité :

Le 11 février, 10 députés socialistes parmi lesquels François Hollande, Pierre Moscovici, Aurélie Filipetti ou encore Claude Bartolone, démissionnaient de la commission des finances. Le 14 février, 6 d’entre-eux réintégraient la commission des finances. Quelle brutale et urgente envie a donc incité autant de députés socialistes à démissionner puis à revenir sur leur décision en quelques jours ?

Dans les faits, les responsables de l’opposition n’ont fait qu’agrémenter la composition de la commission des finances en fonction des députés présents le lundi 13  au Palais Bourbon : démissions de complaisance et remplacements temporaires, il fallait y penser. La manoeuvre pourrait être qualifiée d’habile si elle ne revenait pas à piétiner la dignité parlementaire.

Etre membre d’une commission permanente ne se réduit pas à occuper un siège et lever la main en fonction des instructions de son groupe parlementaire. Etre membre d’une commission implique de s’intéresser un temps soit peu aux différents sujets de fond dont elle est saisie, à expertiser les mesures législatives et budgétaires qu’elle examine. C’est un travail de long terme. Une commission permanente n’est pas un champ de bataille médiatique.

En agissant ainsi, l’opposition a sombré dans l’affichage médiatique au mépris de l’Assemblée nationale qu’elle prétend vouloir revaloriser.

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François Cornut-Gentille parmi les 65 députés signataires de la saisine du conseil constitutionnel concernant la loi visant à réprimer la contestation de l’existence des génocides reconnus par la loi

Communiqué de presse de Jacques Myard, député des Yvelines, Michel Diefenbacher, député de Lot-et-Garonne, et François Cornut-Gentille, député de Haute-Marne.

65 députés ont décidé de saisir le Conseil Constitutionnel pour qu’il se prononce sur la loi visant à réprimer la contestation de l’existence des génocides reconnus par la loi : 52 UMP et Nouveau Centre, 11 Socialistes et apparentés, 2 non inscrits

Il ne s’agit pas d’un débat gauche – droite puisque la loi a été votée par des parlementaires de la majorité et de l’opposition, et que la saisine du Conseil Constitutionnel a également été signée par des députés de la majorité et de l’opposition.

Il ne s’agit pas d’un débat Parlement – Gouvernement, puisque l’initiative de la loi revient non pas au Gouvernement mais à une parlementaire et que, lors du débat du 22 décembre dernier, le Gouvernement n’a pris position ni pour ni contre cette initiative, préférant « s’en remettre à la sagesse de l’Assemblée Nationale ».

Il ne s’agit pas d’ignorer les souffrances de nos compatriotes d’origine arménienne et de tous les Arméniens dans le monde. Notre objectif est de faire préciser par le juge constitutionnel les domaines sur lesquels peuvent porter les « lois mémorielles » et les conditions d’exercice par  les historiens de leur liberté en matière de recherche, d’analyse et d’expression.

Au-delà des questions juridiques, c’est un débat politique, au sens le plus noble, qui est ouvert. Il porte sur les rapports entre l’Histoire et la loi. Notre démarche se situe dans la droite ligne des conclusions unanimement approuvées de la mission conduite il y a trois ans par le Président de l’Assemblée Nationale. Ce débat ne doit donner lieu à aucune caricature, à aucune exploitation, à aucun procès d’intention, à aucune polémique que nous refusons fermement par avance.

Le Conseil constitutionnel « twitte »

Sur son compte Twitter, le Conseil constitutionnel a diffusé le message suivant à 11 h 08 :

« Saisine par 60 députés, loi visant à réprimer la contestation de l’existence des #génocides reconnus par la loi (#Arménie)« 

Lorsqu’une collégienne questionne François Cornut-Gentille (vidéo)

Dans le cadre de son stage d’observation de classe de troisième, Chanez Gilbert s’est transformée en journaliste politique le temps d’un interview de François Cornut-Gentille.  Un entretien direct, surprenant, avec un scoop en conclusion…

François Cornut-Gentille, un député bien turbulent ?

A en croire Jean-Marc Tanguy, journaliste spécialiste des questions de défense et auteur du blog « le mammouth », François Cornut-Gentille et son collègue Jean-Claude Viollet, député PS de Charente, seraient des « députés bien turbulents ».

Leur faute ? « Afin de soutenir le programme MRTT, le rapporteur des crédits « Air », le socialiste Jean-Claude Viollet et l’UMP François Cornut Gentille ont fait voter 12 MEUR de crédits supplémentaires arguant de la nécessité de soutenir la volonté ministérielle (sic) d’avancer sur le MRTT par des études complémentaires. Le plus savoureux dans les motivations des deux députés est qu’ils prélèvent cette somme sur des fonds destinés à couvrir notre participation à l’OTAN »

Comme le souligne Jean-Charles Tanguy,  » On l’oublie parfois, ce sont les députés qui votent les lois, et ils ne s’empêchent pas, souvent, d’y mettre leur grain de sel. Après une belle fournée l’an dernier, voici que des députés de la commission de défense ont à nouveau défendu une série d’amendements au budget de la défense. Même si on ne sait pas ce qu’il en restera, après le vote final dans l’hémicycle. »

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