Actionnariat salarié: un recul dû à l’absence de projet politique

Selon une étude de la fédération européenne de l’actionnariat salarié, les actionnaires salariés sont de moins en moins nombreux non seulement en France mais dans toute l’Europe. Une tendance lourde amorcée depuis trois ans.

Une tendance mais plusieurs explications. Certains dénoncent la fiscalité ; les autres, la crise… Qui sont les responsables ? Là aussi, selon vers qui on se tourne, les réponses divergent : les chefs d’entreprise, les politiques, Bercy… Au final, une tendance lourde mais une absence de consensus sur les causes et donc peu de chance de voir émerger une action politique digne de ce nom pour remonter la pente.

Car l’actionnariat salarié est bien plus qu’un simple dispositif fiscal ou un article du code du travail et du code des sociétés. C’est un projet politique qui se rapproche de celui de l’intéressement et de la participation, lui-même passé sous silence depuis que l’épargne salariale a été rabaissée à un simple outil de relance économique.

Dans le rapport que François Cornut-Gentille et Jacques Godfrain ont réalisé en 2005 (consultable dans la bibliothèque documentaire en colonne de droite), cette vision était présente. Depuis, des projets de loi sont passés, véritables champs de batailles de lobbies privés et publics. En définitive, les salariés sont les grands perdants de cette désertion du projet politique.

Le trou de la Sécu financé en Dollars et Yuans.

Pour financer la dette de la Sécurité sociale a été créée la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades), qui emprunte sur les marchés financiers pour payer ce que les cotisations sociales ne peuvent pas financer. Depuis le 1er janvier, plus de 12 milliards d’euros ont été empruntés !

Au regard du trou à combler, la Cades ne chôme pas et cherche de l’argent partout. Et pour cause : depuis le 1er janvier, plus de 12 milliards d’euros ont été empruntés ! La Cades emprunte en euros mais aussi en dollars et en yuans (Chine). En d’autres termes, nos dépenses sociales sont financées notamment selon le bon vouloir des Etats-Unis et de la Chine.

Si, à l’avenir, ces Etats décidaient de ne plus prêter à la Cades, le financement de la sécurité sociale s’en trouverait menacé ! Malgré ce risque, le gouvernement se refuse à engager une révision de notre système social, dans son fonctionnement et ses objectifs. Jusqu’au jour où…

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Pâté parlementaire (vidéo)

Cette nuit, la majorité parlementaire avait manifestement la tête dans le pâté.

En raison d’un ordre du jour totalement anarchique, les députés débattaient encore au milieu de la nuit du projet de loi de réforme des retraites. Avant le terme de la séance, marquée par des débats techniques et particulièrement arides, le gouvernement , par le biais de Marisol Touraine, a souhaité faire adopter un article reportant de six mois de la revalorisation annuelle des retraites.

Le président de séance n’ayant pas précisé ce sur quoi portait le dernier scrutin public, les députés socialistes ont adopté l’amendement de suppression de l’article, pensant voter pour l’adoption de l’article. Bref , un joli pâté dû au refus du gouvernement d’organiser un débat digne de ce nom autour d’un sujet majeur.

Indemnisation chômage : qui peut affronter deux mois sans indemnité ?

En réponse à une précédente question écrite, Michel Sapin (photo), ministre du travail et de l’emploi, avait indiqué que le taux de paiement des allocations dans les délais, c’est-à-dire avant le 7e jour du mois suivant le 1er jour indemnisable, était de 88,8 %. Ceci signifie que plus d’un allocataire sur 10 subit un retard ce qui peut avoir des implications personnelles graves.

Aussi, François Cornut-Gentille lui a demandé de préciser le délai nécessaire en « jour du mois suivant le 1er jour indemnisable » pour atteindre 90 %, 95 % et 100 % de taux de paiement. Le journal officiel vient de publier la réponse ministérielle. Pour être indemnisé sans retard, il vaut mieux ne pas être demandeur intérimaires et multi-employeur.

Le ministre indique qu’ « en moyenne sur les deux derniers mois exploitables (mai et juin 2013), le taux de premiers paiements dans les délais est de 91,13%. La notion de paiement dans les délais s’entend avant le 7e jour du mois suivant le 1er jour indemnisable ou bien avant le 7e jour du mois suivant le mois du retour de la demande d’allocation. Au-delà de ce délai, les dossiers sont qualifiés de dossiers en retard. Ainsi : – près de 95 % des paiements (94,33%) sont intervenus dans les délais ou avec un retard d’au plus 10 jours pour les mois de mai-juin 2013. – près de 98 % des paiements (97,91%) sont intervenus dans les délais avec un retard inférieur à 1 mois. – la quasi-totalité des paiements (99,25%) sont intervenus dans les délais ou avec un retard inférieur à 2 mois. » Deux mois sans indemnité exigent de disposer d’une épargne suffisante pour faire face aux échéances mensuelles et dépenses du quotidien. Sous peine d’alourdir la note ! Lire la suite »

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Les enfants de Harkis auront un unique métier : conducteur poids lourd.

Il est des mesures gouvernementales qui, parfois, laissent pantois. Face au lobby particulièrement bien organisé des descendants des harkis, le ministre délégué aux anciens combattants, Kader Arif (photo), se voit chargé de mettre en œuvre un décret « instituant des mesures en faveur des membres des formations supplétives et assimilées ou victimes de la captivité en Algérie et de leurs familles. »

Ce texte met en place des « aides à la formation professionnelle au profit des enfants de membres des formations supplétives et assimilées ou victimes de la captivité en Algérie ».  Ces aides sont en réalité une prise en charge jusqu’à 90 % ( !) « des frais de stages destinés à obtenir un permis poids lourd, super lourd, transport en commun, transport de produits dangereux ou licence de cariste. »

Le lecteur est en droit de s’interroger : les enfants voire petits-enfants de Harkis veulent tous être conducteurs poids lourd ? Que dire aux autres aspirants à la profession mais non descendants de harkis ? Que dire aux petits-enfants de Harkis qui veulent exercer une autre profession ?

Après le monopole syndical sur certaines professions (docker…), le gouvernement vient de créer un quasi-monopole communautaire. On ne sait que dire…

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