PSG, 490 / Etat, 230

Pour la saison 2015-2016, le richissime PSG affiche un budget de 490 millions d’euros. Le ministère en charge des sports aura, pour l’exercice 2016, une enveloppe de 230 millions d’euros : pas de quoi se payer la moitié des joueurs de l’équipe parisienne.

Certes, l’Etat ne compte pas aligner une équipe en Ligue 1. D’un autre côté, les clubs amateurs comptent avant tout sur les aides des collectivités locales pour leur fonctionnement et leurs installations. Dans ce contexte, que peut signifier une politique sportive d’Etat face aux puissances de l’argent que constituent les clubs et autres ligues professionnelles ? Face à l’industrie du spectacle sportif et aux fédérations, quel rôle doit avoir un ministère des sports ?

Former des éducateurs ? L’éducation nationale pourrait très bien mutualiser les moyens qu’elle utilise déjà dans ses filières. Promouvoir la pratique sportive ? Pas certain qu’un spot TV soit plus efficace que de bons résultats d’une équipe nationale. Contrôler le monde professionnel ? L’Etat a de nombreux corps de contrôle qui permettent déjà cela.

Dès lors, quelle est la finalité politique de ces 230 millions d’euros ? Question de base que tout français est en droit de poser à l’Etat dans un souci de bonne gestion. Bien malin est celui qui peut répondre ; bien malin est aussi celui qui est en mesure de nommer le secrétaire d’Etat chargé de la question…

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(Les questions écrites sans réponse) Les sous-préfets avancent sans savoir pourquoi !

Selon le président de l’Assemblée nationale, la limitation du nombre de questions écrites imposées à partir du 1er octobre aux députés doit permettre d’obtenir des réponses plus rapides : chiche ! La question n°25641 posée le 30 avril 2013  est exprimée en moins de 400 caractères, espace compris. Manifestement, c’est trop compliqué pour espérer avoir une réponse du ministère de l’intérieur.

M. François Cornut-Gentille interroge M. le ministre de l’intérieur sur l’avancement de grade dans le corps des sous-préfets. L’arrêté ministériel du 17 avril 2013 fixe le pourcentage de promotion au grade de sous-préfet hors classe au titre de l’année 2013 à 16 %. Aussi, il lui demande de préciser les besoins de service qui ont amené le ministère de l’intérieur à établir ce pourcentage à 16 %.

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François Cornut-Gentille, invité d’Acteurs Publics TV sur la réforme de l’Etat (vidéo)

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Conflit à Radio-France : quand le CSA intervient, il se passe… rien.

Alors que les personnels de Radio-France entament leur quatrième semaine de grève, le conseil supérieur de l’audiovisuel qui a nommé l’actuel PDG, s’est fendu d’un communiqué de presse particulièrement attendu.

« Soucieux de la sauvegarde des missions de service public, dont il est un garant particulièrement attentif aux préoccupations des salariés et des auditeurs, conscient des difficultés structurelles notamment financières de Radio France, le Conseil supérieur de l’audiovisuel, réuni en collège plénier ce jour, appelle à la mise en œuvre d’une procédure de résolution des conflits de nature à surmonter la situation de blocage qui se manifeste aujourd’hui. »

Le lecteur reste quelque peu sur sa faim et souhaite ajouter : « donc… ». Mais là silence.

Comme les ondes de Radio-France.

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Bercy, premier recruteur d’énarques loin devant l’Intérieur

Bercy demeure le principal employeur des élèves issus de l’Ecole nationale d’administration (ENA), selon la réponse de Marylise Lebranchu, ministre de la fonction publique, à une question écrite de François Cornut-Gentille.

Un quart des promotions entre 2008-2013 s’est dirigé vers l’inspection des finances et le ministère de l’économie et des finances, loin devant le ministère de l’intérieur et son corps préfectoral.

Certains ministères rechignent à recourir à des énarques : la justice (hors tribunaux administratifs) et l’éducation nationale, malgré l’importance de leurs missions pour l’Etat.

Plusieurs chiffres transmis attirent l’attention : le ministère de la culture recrute à deux unités près autant d’énarques que le Ministère de l’éducation nationale. La ville de Paris demeure une destination privilégiée.

Il est regrettable que la Ministre n’ait pas indiqué, comme demandé par François Cornut-Gentille, le nombre de postes non pourvus, permettant d’évaluer l’attractivité des différents ministères auprès des élèves issus de l’ENA.

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