François Cornut-Gentille au CHEM

Mercredi, François Cornut-Gentille a été l’invité des auditeurs du Centre des Hautes Etudes Militaires, CHEM, pour présenter les travaux parlementaires en matière de défense. Installé à l’école militaire (photo), le CHEM est le niveau d’enseignement militaire le plus élevé en France.

L’auditoire, composé d’officiers supérieurs des armées et de la DGA, s’est montré partciulièrement attentif sur le sujet de la réforme du ministère. François Cornut-Gentille a également répondu à de nombreuses interrogations relatives aux pouvoirs des parlementaires et à leurs connaissances des enjeux stratégiques et industriels.

Cet entretien a démontré l’intérêt de renforcer les échanges entre le monde militaire et le monde politique, pour une meilleure connaissance mutuelle et un travail de fond productif.

L’opposition a sombré dans l’affichage médiatique au mépris de l’Assemblée nationale

Lundi soir, l’opposition triomphait bruyamment devant les caméras de télévision après avoir fait adopter par la commission des finances de l’Assemblée nationale un amendement de suppression de la TVA sociale.

Ce que les dirigeants de l’opposition ont omis de préciser est la méthode employée pour arriver à ce résultat. Des documents officiels de l’Assemblée Nationale (les feuilletons) nous livrent la triste vérité :

Le 11 février, 10 députés socialistes parmi lesquels François Hollande, Pierre Moscovici, Aurélie Filipetti ou encore Claude Bartolone, démissionnaient de la commission des finances. Le 14 février, 6 d’entre-eux réintégraient la commission des finances. Quelle brutale et urgente envie a donc incité autant de députés socialistes à démissionner puis à revenir sur leur décision en quelques jours ?

Dans les faits, les responsables de l’opposition n’ont fait qu’agrémenter la composition de la commission des finances en fonction des députés présents le lundi 13  au Palais Bourbon : démissions de complaisance et remplacements temporaires, il fallait y penser. La manoeuvre pourrait être qualifiée d’habile si elle ne revenait pas à piétiner la dignité parlementaire.

Etre membre d’une commission permanente ne se réduit pas à occuper un siège et lever la main en fonction des instructions de son groupe parlementaire. Etre membre d’une commission implique de s’intéresser un temps soit peu aux différents sujets de fond dont elle est saisie, à expertiser les mesures législatives et budgétaires qu’elle examine. C’est un travail de long terme. Une commission permanente n’est pas un champ de bataille médiatique.

En agissant ainsi, l’opposition a sombré dans l’affichage médiatique au mépris de l’Assemblée nationale qu’elle prétend vouloir revaloriser.

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Le contrat du Balardgone transmis à François Cornut-Gentille

A la suite de la demande de François Cornut-Gentille et Bernard Cazeneuve, co-auteurs du rapport de la mission de suivi de la réforme du ministère de la défense, les services du ministère de la défense leur ont transmis ce mardi le contrat de partenariat public-privé relatif au projet de regroupement des états-majors dit « Balardgone ».

François Cornut-Gentille se réjouit de cette transmission, soulignant que cet échange d’informations participe aux relations normales qui doivent exister entre le gouvernement et le Parlement dans le cadre de l’exercice des pouvoirs de contrôle de ce dernier. Le rapport de la mission de suivi, publié en janvier 2012, avait déjà constaté une nette amélioration de l’information transmise au Parlement sur la réforme du ministère de la défense.

Pour le député de Haute-Marne, le fait qu’un député de la majorité et un député de l’opposition puissent ainsi disposer de ce contrat, facilite une analyse objective du partenariat public privé établi autour du Balardgone et évite ainsi d’alimenter les salons parisiens de rumeurs infondées.

Annulation de 200 millions d’euros de crédits pour l’équipement des forces

Le projet de loi de finances rectificative pour 2012, présenté en conseil des ministres hier et examiné par la commission des finances de l’Assemblée nationale dans la même journée, prévoit l’annulation de 321,5 dont 202 millions d’euros pour les seuls crédits d’équipement. 50 millions d’euros sont également annulés sur le soutien de la politique de la défense et près de 51 millions d’euros sur la préparation et l’emploi des forces.

Ces mesures, loin d’être anodines, participent à l’assainissement des comptes publics. Même si le projet de loi précise que « ces annulations de crédits portent sur la mise en réserve initiale, qui avait été portée à 6 Milliards d’euros en projet de loi de finances pour 2012 », certains programmes d’équipement (et par voie de conséquences les industries) seront touchés. De même, la capacité d’intervention des forces armées sur un théâtre extérieur sera réduite, faute de moyens financiers suffisants. Lire la suite »

François Cornut-Gentille parmi les 65 députés signataires de la saisine du conseil constitutionnel concernant la loi visant à réprimer la contestation de l’existence des génocides reconnus par la loi

Communiqué de presse de Jacques Myard, député des Yvelines, Michel Diefenbacher, député de Lot-et-Garonne, et François Cornut-Gentille, député de Haute-Marne.

65 députés ont décidé de saisir le Conseil Constitutionnel pour qu’il se prononce sur la loi visant à réprimer la contestation de l’existence des génocides reconnus par la loi : 52 UMP et Nouveau Centre, 11 Socialistes et apparentés, 2 non inscrits

Il ne s’agit pas d’un débat gauche – droite puisque la loi a été votée par des parlementaires de la majorité et de l’opposition, et que la saisine du Conseil Constitutionnel a également été signée par des députés de la majorité et de l’opposition.

Il ne s’agit pas d’un débat Parlement – Gouvernement, puisque l’initiative de la loi revient non pas au Gouvernement mais à une parlementaire et que, lors du débat du 22 décembre dernier, le Gouvernement n’a pris position ni pour ni contre cette initiative, préférant « s’en remettre à la sagesse de l’Assemblée Nationale ».

Il ne s’agit pas d’ignorer les souffrances de nos compatriotes d’origine arménienne et de tous les Arméniens dans le monde. Notre objectif est de faire préciser par le juge constitutionnel les domaines sur lesquels peuvent porter les « lois mémorielles » et les conditions d’exercice par  les historiens de leur liberté en matière de recherche, d’analyse et d’expression.

Au-delà des questions juridiques, c’est un débat politique, au sens le plus noble, qui est ouvert. Il porte sur les rapports entre l’Histoire et la loi. Notre démarche se situe dans la droite ligne des conclusions unanimement approuvées de la mission conduite il y a trois ans par le Président de l’Assemblée Nationale. Ce débat ne doit donner lieu à aucune caricature, à aucune exploitation, à aucun procès d’intention, à aucune polémique que nous refusons fermement par avance.