Georges PAUGET, ancien directeur général du Crédit Agricole, et Emmanuel CONSTANS, président du Comité Consultatif du Secteur Financier, ont remis ce matin à Christine Lagarde, ministre de l’économie, leur rapport de propositions pour parvenir à des tarifs bancaires plus justes et plus équilibrés.
Il existe ainsi un écart persistant entre la réalité de la tarification bancaire et sa perception par les consommateurs. Les services financiers facturés au sens de l’INSEE représentent 0,57% des dépenses de consommation des ménages, soit près de quatre fois moins que les services d’assurance et trois fois moins que les services de télécommunication.
Le rapport préconise notamment que les sommaires des conditions tarifaires soient les mêmes d’une banque à une autre et que les mots employés dans les conditions tarifaires soient tirés d’un glossaire commun à toutes les banques. Ces mesures vont permettre de rendre les tarifs bancaires facilement comparables et compréhensibles par tous. Lire la suite »

Lundi dernier, le président de l’autorité de la concurrence (ex Conseil de la concurrence), Philippe Lasserre, a une nouvelle fois mis en cause l’opacité des tarifs bancaires. Déjà en septembre dernier, la commission européenne avait souligné la nécessité de réviser l’information des clients sur le coût des opérations bancaires. L’opacité en la matière est dangereuse. De nombreuses personnes se trouvent entraînées dans une spirale de paiement de frais bancaires parfois incontrôlée.
Le volume des prêts à la consommation ouverts à ce jour représente un encours de 140 milliards d’euros. La consommation des ménages français est ainsi financée pour 13 % à crédit. Il s’agit d’une part plutôt faible de la consommation totale, si l’on considère que la consommation des ménages nord-américains est financée pour 40 % à crédit.
Les établissements bancaires, s’appuyant sur les avis émis par ces agences, ont été entrainés dans une démarche spéculative hautement risquée qui a révélé ses limites à l’automne 2008. Depuis lors, plusieurs responsables politiques ont manifesté leur volonté d’encadrer l’activité des agences de notation.