Situation financière des universités : des difficultés transitoires selon le ministre

Au cours de l’automne 2011, la préparation des budgets des universités autonomes pour 2012 a révèlé de nombreuses situations de déficits. La conférence des présidents d’université s’est inquiétée de cette situation qui mettait en péril une réforme majeure. François Cornut-Gentille a relayé cette inquiétude par une question écrite. La réponse du ministre de l’enseignement supérieur vient d’être publiée au journal officiel.

Le ministre précise que « la réglementation financière applicable impose au recteur d’arrêter le budget d’un établissement à l’issue de deux déficits consécutifs (article 56 du décret na 2008-618 du 27 juin 2008). » A l’issue de l’exercice 2010, sept établissements passés aux responsabilités et compétences élargies en application de la loi LRU se sont trouvés dans cette situation. Lire la suite »

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L’opposition a sombré dans l’affichage médiatique au mépris de l’Assemblée nationale

Lundi soir, l’opposition triomphait bruyamment devant les caméras de télévision après avoir fait adopter par la commission des finances de l’Assemblée nationale un amendement de suppression de la TVA sociale.

Ce que les dirigeants de l’opposition ont omis de préciser est la méthode employée pour arriver à ce résultat. Des documents officiels de l’Assemblée Nationale (les feuilletons) nous livrent la triste vérité :

Le 11 février, 10 députés socialistes parmi lesquels François Hollande, Pierre Moscovici, Aurélie Filipetti ou encore Claude Bartolone, démissionnaient de la commission des finances. Le 14 février, 6 d’entre-eux réintégraient la commission des finances. Quelle brutale et urgente envie a donc incité autant de députés socialistes à démissionner puis à revenir sur leur décision en quelques jours ?

Dans les faits, les responsables de l’opposition n’ont fait qu’agrémenter la composition de la commission des finances en fonction des députés présents le lundi 13  au Palais Bourbon : démissions de complaisance et remplacements temporaires, il fallait y penser. La manoeuvre pourrait être qualifiée d’habile si elle ne revenait pas à piétiner la dignité parlementaire.

Etre membre d’une commission permanente ne se réduit pas à occuper un siège et lever la main en fonction des instructions de son groupe parlementaire. Etre membre d’une commission implique de s’intéresser un temps soit peu aux différents sujets de fond dont elle est saisie, à expertiser les mesures législatives et budgétaires qu’elle examine. C’est un travail de long terme. Une commission permanente n’est pas un champ de bataille médiatique.

En agissant ainsi, l’opposition a sombré dans l’affichage médiatique au mépris de l’Assemblée nationale qu’elle prétend vouloir revaloriser.

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Annulation de 200 millions d’euros de crédits pour l’équipement des forces

Le projet de loi de finances rectificative pour 2012, présenté en conseil des ministres hier et examiné par la commission des finances de l’Assemblée nationale dans la même journée, prévoit l’annulation de 321,5 dont 202 millions d’euros pour les seuls crédits d’équipement. 50 millions d’euros sont également annulés sur le soutien de la politique de la défense et près de 51 millions d’euros sur la préparation et l’emploi des forces.

Ces mesures, loin d’être anodines, participent à l’assainissement des comptes publics. Même si le projet de loi précise que « ces annulations de crédits portent sur la mise en réserve initiale, qui avait été portée à 6 Milliards d’euros en projet de loi de finances pour 2012 », certains programmes d’équipement (et par voie de conséquences les industries) seront touchés. De même, la capacité d’intervention des forces armées sur un théâtre extérieur sera réduite, faute de moyens financiers suffisants. Lire la suite »

Rapport RGPP : « un travail de titan » selon l’Expansion

« Essayer de comprendre comment le gouvernement s’y est pris pour évaluer les économies liées à la RGPP, c’est le travail de titan accompli par les députés Christian Eckert (PS) et François Cornut-Gentille (UMP). Un travail injustement ignoré dans les commentaires qui ont suivi la sortie de leur rapport, fin 2011. »

C’est par ces commentaires particulièrement élogieux que débute l’article de Stéphanie Benz, journaliste de l’Expansion, consacré au rapport Cornut-Gentille / Eckert sorti début décembre 2011. La journaliste poursuit son analyse en relevant plusieurs « anomalies » recensées par les deux rapporteurs, notamment sur le chiffrage des économies engendrées par la révision générale des politiques publiques.

Ce compte-rendu vient à l’appui d’un dossier spécial consacré à l’évaluation de la RGPP qui se réfère notamment au rapport parlementaire.

Le sénateur Mc Cain dénonce avec virulence le complexe militaro-industrialo-parlementaire américain

Sénateur américain républicain modéré, ancien héros de la guerre du Viêt-Nam, l’ancien candidat à l’élection présidentielle (face à Barack Obama) John Mc Cain (photo) a livré une virulente diatribe en décembre dernier contre le complexe militaro-industrialo-parlementaire qui porte atteinte aux intérêts fondamentaux des Etats-Unis.

Dans un discours très argumenté, il dénonce les collusions existant entre les militaires les plus hauts gradés, les industriels de l’armement et certains membres du Congrès des Etats-Unis. Cette collusion – Mc Cain emploie même le terme de « corruption » – se traduit par un gaspillage d’argent public au profit de programmes d’équipements inutiles et/ou inopérants pour les forces armées. Et de citer le programme largement décrié de renouvellement de la flotte des avions ravitailleurs, perdu par Airbus au profit de l’américain Boeing. Sont également mentionnés par John Mc Cain, l’avion de chasse F 35, le véhicule amphibie EFV du corps des Marines, ou encore le Félin américain, Future Combat System, ainsi que le navire de combat de littoral (LCS) de la Navy.

Ce complexe militaro-industrialo-parlementaire se traduit notamment par une dérive des coûts des programmes. Malgré la dénonciation de ces dérives financières, notamment par le Governmnent Accountability office, « la situation demeure grave », selon le sénateur américain : « le Congrès et les dirigeants actuels du département de la défense ont tenté de s’attaquer à ces problèmes mais n’ont pas encore réussi à changer la culture dominante. » Lire la suite »