Pour les TPE, Fleur Pellerin fut une étoile filante du gouvernement.

Avant d’être en charge du tourisme sous Valls I puis de la culture sous l’actuel gouvernement, Fleur Pellerin (photo) fut secrétaire d’Etat aux PME, à l’innovation et à l’économie numérique. Le 17 juillet 2012, c’est donc vers elle que se tourne François Cornut-Gentille pour lui poser une question simple mais fondamentale pour les très petites entreprises : la restriction de l’accès au crédit de trésorerie.

Deux ans plus tard, et malgré 6 rappels, la réponse se fait toujours attendre. On ne peut que le déplorer. Le sujet n’est pas idéologique. Il concerne plusieurs centaines de milliers de chefs d’entreprise, sans évoquer leurs salariés. Certes, il n’est pas médiatique. Ce qui est sans doute un handicap. Dès lors, on peut s’interroger. Présentée comme une étoile montante du gouvernement, que fit Fleur Pellerin pendant deux ans ?

Désormais, il incombe à Emmanuel Macron, ministre de l’économie, de répondre. Une autre étoile montante. Gageons qu’elle ne soit pas filante.

Les mystères du Parlement

Nul ne sait officiellement de quoi va débattre l’Assemblée nationale à partir de mardi. Selon les documents encore affichés, les députés auront mardi après-midi une séance de questions d’actualité suivi de l’examen du projet de loi relatif aux activités privées de protection des navires. Aucune mention n’est faite du pacte de responsabilité, ni d’un éventuel vote qui devrait s’en suivre.

Sur le fond, le ministre des finances Michel Sapin et le secrétaire d’Etat du Budget Christian Eckert (photo) sont allés mercredi dernier devant la commission des finances pour présenter les grandes lignes du pacte de responsabilité. Mais la révolte de la majorité incite le gouvernement à revoir sa copie. Les députés ne savent donc toujours pas sur quoi ils vont débattre.

C’est sans doute cela le parlement renouvelé, renforcé et respecté…

François Cornut-Gentille en direct sur Europe 1

François Cornut-Gentille sera ce soir à 19 h 30 en direct sur Europe 1 sur le thème des investissements industriels chinois en France.

Bercy convoqué à la commission des finances

Le Gouvernement vient d’annoncer une nouvelle révision à la baisse des prévision des recettes fiscales de l’Etat. Cette révision (-1,8 milliards d’euros pour l’impôt sur le revenu, – 2,5 milliards d’euros sur l’impôt sur les sociétés et + 0,6 milliards d’euros sur la TVA) démontre les limites de l’effort fiscal imposé par le Gouvernement et pose la question de la sincérité des prévisions présentées lors des débats budgétaires. Quant aux économies annoncées sur le volet dépenses, elles sont calculées par rapport à la prévision.  Les dépenses de l’Etat demeurent de 2,3 milliards d’euros supérieures à celles exécutées en 2012.

Pierre Moscovici, ministre de l’économie, et Bernard Cazeneuve, ministre du budget, ont été convoqué par le président de la commission des finances de l’Assemblée nationale pour s’expliquer. Cette réunion aura lieu mardi à 18 heures.

Financement de la dette de la France : Les deux-tiers des détenteurs de titres d’Etat sont étrangers.

Au 30 juin 2013, 63,2 % de la dette de l’Etat français est soutenue par des investisseurs étrangers. Ce chiffre est transmis par le ministère des finances dans une réponse à une question écrite posée par François Cornut-Gentille.

Ceci signifie que pour financer son train de vie, la France est dépendante de l’argent venu hors de nos frontières. Ceci nous différencie ainsi fortement de pays comme le Japon qui finance sa dette publique en s’appuyant largement sur l’épargne nationale.

Le ministère ne répond d’ailleurs pas précisément à la question posée qui ciblait les fonds souverains étrangers. Selon les services de Bercy, « la part précise de la nationalité des détenteurs n’est pas disponible ». Il serait pourtant bon de s’en préoccuper pour éviter quelques coups de Trafalgar de la part d’Etats aujourd’hui amis qui pourraient fragiliser la France en retirant leur soutien à une dette sans cesse  croissante. Ces mêmes amis pourraient également exiger en contrepartie de leur soutien au financement de la France que cette dernière oriente sa politique étrangère dans un sens contraire à nos intérêts dans certaines régions du globe.

Avec une telle proportion de la dette publique détenue par des investisseurs étrangers, la France perd chaque jour un peu plus de son indépendance et de sa souveraineté. Et personne ne s’en émeut.