François Cornut-Gentille en direct sur Europe 1

François Cornut-Gentille sera ce soir à 19 h 30 en direct sur Europe 1 sur le thème des investissements industriels chinois en France.

Bercy convoqué à la commission des finances

Le Gouvernement vient d’annoncer une nouvelle révision à la baisse des prévision des recettes fiscales de l’Etat. Cette révision (-1,8 milliards d’euros pour l’impôt sur le revenu, – 2,5 milliards d’euros sur l’impôt sur les sociétés et + 0,6 milliards d’euros sur la TVA) démontre les limites de l’effort fiscal imposé par le Gouvernement et pose la question de la sincérité des prévisions présentées lors des débats budgétaires. Quant aux économies annoncées sur le volet dépenses, elles sont calculées par rapport à la prévision.  Les dépenses de l’Etat demeurent de 2,3 milliards d’euros supérieures à celles exécutées en 2012.

Pierre Moscovici, ministre de l’économie, et Bernard Cazeneuve, ministre du budget, ont été convoqué par le président de la commission des finances de l’Assemblée nationale pour s’expliquer. Cette réunion aura lieu mardi à 18 heures.

Financement de la dette de la France : Les deux-tiers des détenteurs de titres d’Etat sont étrangers.

Au 30 juin 2013, 63,2 % de la dette de l’Etat français est soutenue par des investisseurs étrangers. Ce chiffre est transmis par le ministère des finances dans une réponse à une question écrite posée par François Cornut-Gentille.

Ceci signifie que pour financer son train de vie, la France est dépendante de l’argent venu hors de nos frontières. Ceci nous différencie ainsi fortement de pays comme le Japon qui finance sa dette publique en s’appuyant largement sur l’épargne nationale.

Le ministère ne répond d’ailleurs pas précisément à la question posée qui ciblait les fonds souverains étrangers. Selon les services de Bercy, « la part précise de la nationalité des détenteurs n’est pas disponible ». Il serait pourtant bon de s’en préoccuper pour éviter quelques coups de Trafalgar de la part d’Etats aujourd’hui amis qui pourraient fragiliser la France en retirant leur soutien à une dette sans cesse  croissante. Ces mêmes amis pourraient également exiger en contrepartie de leur soutien au financement de la France que cette dernière oriente sa politique étrangère dans un sens contraire à nos intérêts dans certaines régions du globe.

Avec une telle proportion de la dette publique détenue par des investisseurs étrangers, la France perd chaque jour un peu plus de son indépendance et de sa souveraineté. Et personne ne s’en émeut.

Un montage financier tenant plus de la vessie que de la lanterne

Le ministère de la défense peine à remonter la pente de la perte sèche de 650 millions d’euros prononcée pour 2013 sur les crédits d’équipement.

Dans un communiqué qui reprend les éléments de langage du ministre du budget devant la commission des finances et du ministre de la défense devant la commission de la défense de l’Assemblée nationale, le gouvernement confirme le prélèvement effectué sur le budget de 2013 (sans assumer le montant pourtant officialisé dans les documents transmis aux parlementaires).

Ce communiqué se veut rassurant en précisant que « le Gouvernement garantit cependant les opérations d’investissement prévues par la Loi de programmation militaire (LPM) discutée en ce moment au parlement, qui témoigne de l’ambition portée pour notre outil de défense. Cette assurance sera retranscrite par un amendement du gouvernement dans le texte de la LPM. » De la langue de bois que même le ministre de la défense, visage fermé devant les députés hier après-midi, avait du mal à tenir. Lire la suite »

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Indemnisation chômage : qui peut affronter deux mois sans indemnité ?

En réponse à une précédente question écrite, Michel Sapin (photo), ministre du travail et de l’emploi, avait indiqué que le taux de paiement des allocations dans les délais, c’est-à-dire avant le 7e jour du mois suivant le 1er jour indemnisable, était de 88,8 %. Ceci signifie que plus d’un allocataire sur 10 subit un retard ce qui peut avoir des implications personnelles graves.

Aussi, François Cornut-Gentille lui a demandé de préciser le délai nécessaire en « jour du mois suivant le 1er jour indemnisable » pour atteindre 90 %, 95 % et 100 % de taux de paiement. Le journal officiel vient de publier la réponse ministérielle. Pour être indemnisé sans retard, il vaut mieux ne pas être demandeur intérimaires et multi-employeur.

Le ministre indique qu’ « en moyenne sur les deux derniers mois exploitables (mai et juin 2013), le taux de premiers paiements dans les délais est de 91,13%. La notion de paiement dans les délais s’entend avant le 7e jour du mois suivant le 1er jour indemnisable ou bien avant le 7e jour du mois suivant le mois du retour de la demande d’allocation. Au-delà de ce délai, les dossiers sont qualifiés de dossiers en retard. Ainsi : – près de 95 % des paiements (94,33%) sont intervenus dans les délais ou avec un retard d’au plus 10 jours pour les mois de mai-juin 2013. – près de 98 % des paiements (97,91%) sont intervenus dans les délais avec un retard inférieur à 1 mois. – la quasi-totalité des paiements (99,25%) sont intervenus dans les délais ou avec un retard inférieur à 2 mois. » Deux mois sans indemnité exigent de disposer d’une épargne suffisante pour faire face aux échéances mensuelles et dépenses du quotidien. Sous peine d’alourdir la note ! Lire la suite »

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