Manuel Valls confirme malgré lui l’analyse de François Cornut-Gentille dans GOUVERNEZ !

Ce matin, le Premier ministre a publié une tribune dans le quotidien LES ECHOS intitulée « Croissance, emploi, impôts : nous devons poursuivre les réformes ».

Les premiers mots de cette tribune « En France, la croissance repart… » évoquent immédiatement l’analyse faite par François Cornut-Gentille du discours usé jusqu’à la corde sur le retour de la croissance.

Extrait de GOUVERNEZ ! page 27 :

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Opération sentinelle : l’effort repose sur la seule armée de terre

Au lendemain des attentats de janvier 2015, ordre fût donné aux armées de renforcer la sécurisation du territoire via l’opération Sentinelle, dans le cadre du plan Vigipirate renforcé.

Dans le même temps, pour tenir compte de ce nouveau contrat opérationnel, le Président de la république annonça un ralentissement de la déflation des effectifs dont l’actualisation de la loi de programmation militaire fut la traduction. Cette moindre décrue des personnels donna lieu à une bataille de chiffonniers entre armées, entre services  pour savoir qui va être bénéficiaire.

La cuisine interne du ministère de la défense, validée par les états-majors et le ministre, s’occupa d’arbitrer à partir de critères obscurs, perdant le lien initial entre efforts nouveaux liés à l’opération Sentinelle et moindre déflation.

Or, un seul chiffre aurait dû guider les grands comptables des ressources humaines du ministère de la défense, chiffre qu’a obtenu François Cornut-Gentille, avec patience, via une question écrite : ceux des effectifs supplémentaires réellement mobilisés à partir du 12 janvier par armée :

Et la réponse est cinglante : en respectant la logique initiale, seule l’armée de terre aurait dû bénéficier de la moindre déflation des effectifs pour remplir le nouveau contrat opérationnel. Rien d’étonnant au regard des capacités et moyens humains dont disposent les forces terrestres par rapport aux autres armées pour accomplir ce type de mission. Mais les calculs des ressources humaines n’ont pas tenu compte de cette réalité. Manifestement, le lobbying des autres forces et services a été plus fort que la logique.

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Vol de munitions à Miramas : la réponse du ministre était virtuelle !

On s’en souvient encore, malgré la torpeur estivale, 8 magasins de munitions sur les 140 du site de Miramas ont fait l’objet d’une intrusion et de vols le 6 juillet dernier.

Immédiatement le ministre de la défense a chargé de l’enquête la nouvelle direction de la protection des installations, moyens et activités de la défense (DPID). Ceci a été confirmé lors de la séance de questions d’actualité par le ministre du parlement lisant soigneusement la petite fiche que les services lui avaient préparée (cf un précédent papier de ce site).

Petit problème : la DPID n’existait pas à cette date. Ce n’est que le 21 août dernier que le décret créant cette direction a été publié au journal officiel.

Plusieurs commentaires :

1° on salue la réactivité du Ministère de la défense et des services du gouvernement pour créer une direction chargé de la protection des sites militaires. Entre le 6 juillet et le 19 août, les procédures  bureaucratiques ont pris le pas sur l’urgence à agir. Heureusement que chaque matin le gouvernement nous rappelle que nous sommes en état de guerre !

2 ° La DPID n’existait pas le 6 juillet. Le ministre de la défense a donc actionné un service virtuel en réponse à un vol réel et a donc fait illusionner les Français sur sa capacité à agir. Heureusement que chaque matin le gouvernement nous rappelle que nous sommes en état de guerre !

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Supercalculateur : investir pour ne pas décrocher

Le journal officiel du jour publie un décret de transfert de crédits au profit du CEA de 1,25 millions d’euros afin de financer des contrats de recherche en lien avec la société BULL pour « développer la prochaine génération de supercalculateurs ». Le rapport qui accompagne ce décret précise que « la passation de ces contrats de recherche a été décidée par le Premier ministre le 10 juillet 2013. Ils se justifient en raison du caractère stratégique que représente la maîtrise de ces technologies pour la défense nationale et dans d’autres domaines comme par exemple, la recherche publique ou la simulation industrielle. »

Ces investissements sont indispensables tant la course mondiale aux supercalculateurs est sans fin. En octobre 2010, était inauguré sous les projecteurs médiatiques le supercalculateur français destiné à la simulation nucléaire, le Tera 100 et ses capacités de calcul de 1,085 TFlop/s. Ses performances le classait alors au 6e rang mondial.

Moins de 5 ans plus tard, le Tera 100 fait figure de petit joueur.  par ses performances, il affiche présente une performance nettement moindre avec 1,085 TFlop/s. Inauguré en octobre 2010, ce supercalculateur se classait alors à la 6ème place mondiale. Moins de 5 ans plus tard, il se situe à la 64ème place. Le premier supercalculateur français, de la société TOTAL, est 29e avec 2,098 TFlop/s. Broutilles face aux 33,862 TFlop/s du leader mondial chinois.

Le classement mondial, TOP 500, est diffusé chaque semestre. Un simple graphique montre la rapidité avec laquelle, faut d’investissement, un supercalculateur peut être dépassé.

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« Tout en tenant un discours de guerre, on oublie de sécuriser des sites militaires comme Miramas » François Cornut-Gentille sur France Bleu

François Cornut-Gentille était l’invité du journal de la mi-journée du réseau FRANCE BLEU pour parler de la sécurité des sites sensibles civils et militaires et juger de la communication du gouvernement. Cliquez sur le logo pour réécouter l’émission :

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