Polytechnique : « Il appartient à l’État de dire ce qu’il veut de l’X »

Devant les députés de la commission des finances de l’Assemblée nationale, François Cornut-Gentille présente son rapport sur l’Ecole polytechnique intitulé « Polytechnique : l’X dans l’inconnu« .

Dans le contexte de mondialisation dans lequel les enjeux scientifiques et techniques n’ont jamais été aussi forts, Polytechnique constitue objectivement pour la France un atout majeur singulier qui est pourtant aujourd’hui sous-utilisé et insuffisamment valorisé. Malgré de réelles réformes et évolutions dont X 2000, aucune réflexion globale de l’État sur le rôle de l’École n’a été menée depuis plus de 40 ans. Mener cette réflexion est absolument nécessaire pour inscrire l’X dans une dynamique.

Le prestige de l’X et son apport sont indissociables de la place et du rôle de l’État. La difficulté de l’État à définir une stratégie et une ambition dans les domaines scientifiques, techniques et industriels depuis plusieurs décennies est source d’affaiblissement pour Polytechnique. Lire la suite »

Polytechnique : un engouement à double sens

Fréquentation quadruplée par rapport à un samedi « moyen » ; sollicitations médiatiques multiples ; aimables pressions pour obtenir le texte du rapport avant sa présentation en commission des finances : depuis 72 heures, une véritable frénésie entoure le dossier « Polytechnique ».

Cet engouement est rassurant : l’Ecole polytechnique intéresse toujours et un rapport parlementaire demeure un acte important.

Cet engouement est également signe d’impatience : le temps et les procédures parlementaires ne sont plus compris. L’urgent et l’immédiat sont devenus le mode opératoire de référence. Ils ouvrent la voie aux rapports de force permanents. Ils ne peuvent aboutir qu’à une société fragmentée.

En définitive, par son contenu et par la passion qui l’entoure, le rapport sur Polytechnique nous interpelle au-delà de l’Ecole.

Bercy, premier recruteur d’énarques loin devant l’Intérieur

Bercy demeure le principal employeur des élèves issus de l’Ecole nationale d’administration (ENA), selon la réponse de Marylise Lebranchu, ministre de la fonction publique, à une question écrite de François Cornut-Gentille.

Un quart des promotions entre 2008-2013 s’est dirigé vers l’inspection des finances et le ministère de l’économie et des finances, loin devant le ministère de l’intérieur et son corps préfectoral.

Certains ministères rechignent à recourir à des énarques : la justice (hors tribunaux administratifs) et l’éducation nationale, malgré l’importance de leurs missions pour l’Etat.

Plusieurs chiffres transmis attirent l’attention : le ministère de la culture recrute à deux unités près autant d’énarques que le Ministère de l’éducation nationale. La ville de Paris demeure une destination privilégiée.

Il est regrettable que la Ministre n’ait pas indiqué, comme demandé par François Cornut-Gentille, le nombre de postes non pourvus, permettant d’évaluer l’attractivité des différents ministères auprès des élèves issus de l’ENA.

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Quand Bercy s’obtine à nier la réalité

La mise en place de Chorus, progiciel intégré pour l’ensemble des administrations centrales de l’Etat permettant d’assurer un suivi financier et comptable, n’a pas été de tout repos.

Elle a donné lieu à de graves dysfonctionnements, notamment au sein du Ministère de la défense,  entraînant notamment des délais de plusieurs mois pour le règlement des marchés passés avec des PME. Or, la majorité de ces entreprises prestataires de service n’avaient pas une trésorerie suffisante pour affronter ces délais anormaux. Plusieurs subissent encore aujourd’hui les conséquences de défaillances techniques dont elles ne sont pas responsables : mise en liquidation, perte d’opportunité pour d’autres marchés en raison de la précarisation de leur situation financière.

En octobre 2012, François Cornut-Gentille a interpellé le ministère des PME, sis à Bercy, sur cette situation.

Près de 2 ans plus tard, dans sa réponse publiée au journal officiel, Bercy rejette tout en bloc. « Tout va bien Madame la marquise ! ». Les dirigeants de PME apprécieront. Il n’y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Malheureusement, cet autisme administratif du ministère des finances ne s’applique pas uniquement au sujet évoqué…

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Semaine à hauts risques

Semaine à hauts risques pour l’exécutif qui se met d’entrée en difficulté : ce mardi, devant les députés, le premier ministre prononce le discours de politique général suivi d’un vote de confiance. Cette séquence institutionnelle aurait pu suffire à elle-seule.

Mais, pour enfoncer le clou et d’une certaine manière acter la faiblesse du Parlement, Manuel Valls ira ce soir sur le plateau du 20 heures de TF1.

48 heures après cette suractivité dont le but est normalement la mise en perspective de l’action gouvernementale, c’est au tour du Président de la république de tenir une conférence de presse. De quoi va-t-il parler après son Premier ministre ? Il eût été plus respectueux des institutions que le Président s’exprime en premier et que le Premier ministre intervienne à la suite pour détailler les modalités. Au lieu de cela, l’exécutif fait l’inverse. Lire la suite »

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