Le ministre de la défense considère ses grands subordonnés insuffisamment efficaces pour éclairer sa prise de décision

Près de 30 mois de gestation pour une réponse langue de bois. Il est peu de dire que les services du ministère de la défense (ou plus certainement le cabinet du ministre) font des efforts pour éviter de répondre aux questions écrites dérangeantes.

Le comité ministériel d’investissement est chargé d’éclairer le ministre de la défense, personnellement chargé de préparer et mettre en oeuvre la politique de défense, et notamment d’établir la programmation des équipements et des infrastructures, de contrôler sa mise en oeuvre, et de déterminer les actions à mener au titre de la politique industrielle et de recherche.

Un arrêté du 17 octobre 2012 en modifie la périodicité (réunion tous les deux mois et non plus tous les mois) et la composition, en y intégrant le directeur du cabinet civil et militaire, son adjoint, le conseiller auprès du ministre et le chef du cabinet militaire. S’étonnant de ces modifications, François Cornut-Gentille en a demandé le sens dès novembre 2012. Ce n’est qu’au journal officiel du 3 février 2015 que fut publiée la réponse de Jean-Yves Le Drian (photo).

On y apprend que « la composition du CMI et la fréquence de ses réunions ont été arrêtées pour répondre le plus efficacement au besoin d’éclairage à fournir au ministre pour sa prise de décision ». Merci pour la langue de bois. Lire la suite »

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Texte de la motion de censure qui sera débattue jeudi à partir de 16 heures

Motion de censure (déposée en application de l’article 49 alinéa 3 de la constitution)

Alors que le taux de chômage atteint un niveau inégalé, que des emplois sont détruits tous les jours dans notre pays, que la précarité gagne du terrain, le Gouvernement a décidé d’engager sa responsabilité sur le projet de loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques.

Ce passage en force, au mépris des deux cents heures de débat qui se sont écoulées depuis le début de l’examen de ce texte témoigne d’une réalité : ce Gouvernement n’a plus de majorité.

Il n’a plus de majorité parce qu’il a déserté le champ de la politique économique et sociale de la France. Comme nous l’avons dénoncé tout au long de l’examen de ce projet de loi, celui-ci n’est qu’une compilation de mesures hétéroclites qui ne libèrent ni le travail, ni l’investissement, ni l’activité. Lire la suite »

Sociétés de projet : le secrétaire d’Etat au budget avoue l’existence d’un plan B (vidéo)

Manifestement agacé par la question de François Cornut-Gentille, Christian Eckert avoue l’existence d’un plan B, retoqué en conseil de défense, pour compenser l’absence de ressources exceptionnelles au profit de la défense :

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Sociétés de projet : le secrétaire d’Etat au budget affirme son opposition (vidéo)

Auditionné par la commission des finances, Christian Eckert, secrétaire d’Etat au budget, n’a pas caché son opposition aux sociétés de projet défendues par le Ministère de la défense. Une grande confusion semble exister au sein du gouvernement.

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Sociétés de projet à la Défense: tous les acteurs ne jouent pas franc-jeu

Dans un entretien au site spécialisé Lignes de Défense, François Cornut-Gentille répond aux questions de Philippe Chapleau sur la mise en place des sociétés de projet au sein du ministère de la défense.

Dans cette interview, François Cornut-Gentille souhaite « qu’il n’y ait ni gagnant ni perdant mais que les forces armées disposent des moyens humains et matériels nécessaires pour assurer la sécurité des Français. Or, tous les acteurs concernés ne partagent manifestement pas l’enthousiasme de la DGA et des industriels pour ce dispositif. Les analyses divergent sur le périmètre de ces constructions juridiques. »

Et de s’interroger : « Qui dit vrai ? Je ne suis pas en mesure aujourd’hui de le dire. C’est pourquoi j’ai engagé un contrôle parlementaire sur les sociétés de projet afin que chacun dévoile la réalité de son jeu. A ce jour, la seule entité qui n’ait pas répondu à un premier questionnaire, est la DGA. A chacun d’interpréter ce silence, véritable obstruction au contrôle parlementaire qui est un droit constitutionnel. »

L’amendement gouvernemental à la loi Macron préparant la mise en place des sociétés de projet est susceptible d’être examiné jeudi.

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