Absences de courte durée non remplacées : l’Education nationale ne veut pas donner les chiffres

La persévérance finira par payer. En février 2013, François Cornut-Gentille interrogea le ministre de l’éducation nationale de l’époque (depuis le poste changea deux fois de locataire !) pour obtenir le taux de présence des enseignants devant leurs élèves dans les établissements des premier et second degrés par académie. En effet, des associations de parents d’élèves et des syndicats d’enseignants dénoncent régulièrement l’absence non remplacée d’enseignants.

18 mois plus tard, le journal officiel vient de publier une réponse qui, une fois encore, ne répond pas à la question mais progresse dans la reconnaissance du problème.

Après un rappel bureaucratique des procédures en place pour remplacer les enseignants, de rares chiffres attirent l’attention. Il est ainsi écrit que « dans le second degré, le contingent des remplaçants est constitué de titulaires de zones de remplacement et de contractuels. Ce potentiel de remplacement a permis de couvrir 96,2 % des absences de 15 jours et plus en 2011-2012 et 97,5 % en 2012-2013. ». Or, ce sont les absences de courte durée cumulées qui posent problème et qui sont dénoncées par les associations de parents d’élèves. Pour ces dernières, il est précisé qu’ « un dispositif particulier existe par ailleurs pour les absences de courte durée. (…)  Toutefois, le taux de couverture des absences de courte durée reste moins efficient que celui des absences de longue durée. »

On en déduit donc que le ministère dispose des chiffres des absences de courte durée non remplacées mais ne veut pas les donner : on progresse. Conséquence immédiate : François Cornut-Gentille a de nouveau posé une question pour obtenir ces chiffres ! Réponse, on l’espère, dans moins de 18 mois.

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Bercy, premier recruteur d’énarques loin devant l’Intérieur

Bercy demeure le principal employeur des élèves issus de l’Ecole nationale d’administration (ENA), selon la réponse de Marylise Lebranchu, ministre de la fonction publique, à une question écrite de François Cornut-Gentille.

Un quart des promotions entre 2008-2013 s’est dirigé vers l’inspection des finances et le ministère de l’économie et des finances, loin devant le ministère de l’intérieur et son corps préfectoral.

Certains ministères rechignent à recourir à des énarques : la justice (hors tribunaux administratifs) et l’éducation nationale, malgré l’importance de leurs missions pour l’Etat.

Plusieurs chiffres transmis attirent l’attention : le ministère de la culture recrute à deux unités près autant d’énarques que le Ministère de l’éducation nationale. La ville de Paris demeure une destination privilégiée.

Il est regrettable que la Ministre n’ait pas indiqué, comme demandé par François Cornut-Gentille, le nombre de postes non pourvus, permettant d’évaluer l’attractivité des différents ministères auprès des élèves issus de l’ENA.

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Quand Bercy s’obtine à nier la réalité

La mise en place de Chorus, progiciel intégré pour l’ensemble des administrations centrales de l’Etat permettant d’assurer un suivi financier et comptable, n’a pas été de tout repos.

Elle a donné lieu à de graves dysfonctionnements, notamment au sein du Ministère de la défense,  entraînant notamment des délais de plusieurs mois pour le règlement des marchés passés avec des PME. Or, la majorité de ces entreprises prestataires de service n’avaient pas une trésorerie suffisante pour affronter ces délais anormaux. Plusieurs subissent encore aujourd’hui les conséquences de défaillances techniques dont elles ne sont pas responsables : mise en liquidation, perte d’opportunité pour d’autres marchés en raison de la précarisation de leur situation financière.

En octobre 2012, François Cornut-Gentille a interpellé le ministère des PME, sis à Bercy, sur cette situation.

Près de 2 ans plus tard, dans sa réponse publiée au journal officiel, Bercy rejette tout en bloc. « Tout va bien Madame la marquise ! ». Les dirigeants de PME apprécieront. Il n’y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Malheureusement, cet autisme administratif du ministère des finances ne s’applique pas uniquement au sujet évoqué…

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Impression 3D : Entretien de François Cornut-Gentille sur la blogosphère

Il n’y a pas que les questions écrites sur la défense qui suscite l’intérêt des spécialistes. En juillet 2013, François Cornut-Gentille interrogeait Arnaud Montebourg sur les défis posés par l’impression 3D. Un an plus tard, le site spécialisé priximprimante3d.com a voulu faire le point.

Un entretien exclusif au cours duquel François Cornut-Gentille affirme que « son interpellation de l’été dernier ne visait pas à dire ce qu’il fallait faire ou pas faire. Elle avait pour seul objectif d’alerter le gouvernement et, à travers lui, les spécialistes juridiques et techniques de la question sur des enjeux qui dépassent largement la reproduction de petites figurines pour les enfants. »

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Pour les TPE, Fleur Pellerin fut une étoile filante du gouvernement.

Avant d’être en charge du tourisme sous Valls I puis de la culture sous l’actuel gouvernement, Fleur Pellerin (photo) fut secrétaire d’Etat aux PME, à l’innovation et à l’économie numérique. Le 17 juillet 2012, c’est donc vers elle que se tourne François Cornut-Gentille pour lui poser une question simple mais fondamentale pour les très petites entreprises : la restriction de l’accès au crédit de trésorerie.

Deux ans plus tard, et malgré 6 rappels, la réponse se fait toujours attendre. On ne peut que le déplorer. Le sujet n’est pas idéologique. Il concerne plusieurs centaines de milliers de chefs d’entreprise, sans évoquer leurs salariés. Certes, il n’est pas médiatique. Ce qui est sans doute un handicap. Dès lors, on peut s’interroger. Présentée comme une étoile montante du gouvernement, que fit Fleur Pellerin pendant deux ans ?

Désormais, il incombe à Emmanuel Macron, ministre de l’économie, de répondre. Une autre étoile montante. Gageons qu’elle ne soit pas filante.