Comment le service de santé des armées s’est préparé pour affronter la crise Ebola.

Suite à une question écrite de François Cornut-Gentille, le journal officiel vient de publier la réponse ministérielle qui, une fois n’est pas coutume, apporte de réelles explications sur la préparation et la réactivité du service de santé des armées face à la crise Ebola qui a sévi en Afrique. La publication de cette réponse est l’occasion de leur rendre hommage.

Dès juillet 2014, le service de santé des armées (SSA)  était mobilisé. Pionnier dans la lutte contre les maladies infectieuses et tropicales, le SSA détient en effet une expertise reconnue dans ce domaine au sein de l’institut de recherche biomédicale des armées (IRBA) et des services spécialisés des hôpitaux d’instruction des armées (HIA).

Par ailleurs, l’Hôpital inter-armées Bégin, qui dispose de chambres à pression négative et d’un circuit spécifique d’accueil de patients contagieux, est le centre de référence militaire pour la prise en charge des maladies émergentes. Au mois d’août 2014, l’hôpital Bégin a été référencé par le ministère chargé de la santé comme établissement habilité à la prise en charge des cas possibles ou confirmés de maladie à virus Ebola (MVE). Il est à ce jour le seul hôpital français à avoir accueilli des malades contaminés par ce virus.

Sur le terrain, le SSA a doté la Guinée d’un centre de traitement des soignants (CTS), qui a fonctionné jusqu’au 15 juillet dernier. Lire la suite »

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L’armée de terre au régime sec ?

Au détour d’une réponse du ministre de la défense à une question écrite de François Cornut-Gentille sur la consommation de carburants par les armées, une statistique attire le regard. Entre 2008 et 2014, le volume de carburants terrestres consommés a diminué plus que de moitié passant de 51 799 m3 à 24 854 m3, soit -52 % ! Une baisse significative que d’aucun serait prompt à corréler avec la baisse des effectifs (et donc des besoins) sur la même période. Or ceux-ci sont passés sur la même période de 123 833 à 107 964 (ETP du programme 178), soit -12,89 %.

En conclusion, un militaire de l’armée de terre a « consommé » en 2008 0,418 m3 de carburants terrestres. En 2014, il s’est contenté de 0,23 m3. Un régime sec malgré la multiplication des OPEX nécessitant l’usage de véhicules terrestres (Sahel)  à la différence notable de l’Afghanistan. Comment interpréter ce chiffre ? Un nouveau point d’interrogation susceptible d’être jugé « impertinent » par quelques états-majors… D’où l’illustration ouvertement impertinente de cet article.

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Porte-avions dans le Golfe : après le coût, l’apport capacitaire en discussion

Il y a deux semaines la révélation sur ce site du coût hebdomadaire du déploiement du porte-avions Charles-de-Gaulle dans le golfe Persique (4,5 millions d’euros) avait suscité des réactions très diverses dans les milieux dits spécialisés. Certains évoquaient notamment l’ire de certains marins à la suite des interrogations posées sur l’apport opérationnel de ce déploiement.

Une nouvelle question écrite de François Cornut-Gentille risque d’entretenir le débat. Question simple portant sur « la plus-value capacitaire apportée par le groupe aéronaval (GAN) dans les opérations contre l’État islamique ».

La réponse du ministre de la défense publiée cette semaine au journal officiel est perturbante sur plusieurs points :

1° : « D’un point de vue strictement opérationnel, la présence du GAN dans le golfe arabo-persique a eu pour effet de hisser la France au deuxième rang des contributeurs de la coalition dans le domaine de l’aviation de chasse, sans qu’il soit nécessaire d’aménager des infrastructures au sol ». Certes, mais un porte-avions, ce n’est pas gratuit et les infrastructures au sol ne sont pas là pour 8 semaines.

2° : « Le positionnement du porte-avions Charles de Gaulle à proximité du théâtre d’opérations a de plus permis de réduire la fréquence des mouvements de Rafale entre l’Irak et la base aérienne d’Al Dhafra (Émirats arabes unis) et, en conséquence, d’alléger les contraintes pesant sur le dispositif de ravitaillement des aéronefs de la coalition. » Observation totalement recevable compte-tenu des difficultés françaises à acquérir de nouveaux avions ravitailleurs en vol. Mais, le ministre passe sciemment sous silence la présence d’avions français sur une base jordanienne à partir de laquelle ils peuvent frapper directement le sol irakien… Et pourquoi dans ces conditions avoir retiré le porte-avions des opérations ? Lire la suite »

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Il y a des privilèges qui résistent au temps. Et le temps, c’est de l’argent.

Au cœur de Paris, au pied de la Tour Eiffel, au cœur de l’Ecole militaire, chacun peut admirer l’évolution de cavaliers indifférents au bruit sourd de la ville. Le visiteur s’étonne que l’on préfère faire évoluer les chevaux au milieu de la pollution du 7ème arrondissement et non dans un cadre plus vert. Mais ce spectacle anachronique est une tradition militaire « indéboulonnable ».

François Cornut-Gentille a souhaité connaître le coût de cette tradition. Le journal officiel vient de publier la réponse ministérielle qui débute par le rappel des 4 missions de la section équestre installée au cœur de Paris :

1° Apprentissage et pratique de l’équitation en tant qu’activité sportive de service par les militaires affectés en région parisienne : à la veille de la première guerre mondiale, les officiers étaient notés sur leur compétence équestre. C’était il y a un siècle… Aujourd’hui, on aimerait connaître les notes des chefs d’état-major en monte. Lire la suite »

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Depuis 2012, 375 questions écrites par François Cornut-Gentille

Chaque député dispose de plusieurs moyens pour interroger le gouvernement : le plus connu, les questions d’actualité lors des séances télévisées. Un autre moyen est bien moins connu du grand public : les questions écrites.

Ces questions sont posées hors séance parlementaire et sont publiées dans le Journal Officiel ainsi que leur réponse.

Depuis le début de son mandat en 2012, François Cornut-Gentille a posé 375 questions écrites dont 244  ont reçues une réponse du gouvernement (soit 65 %).

53% de ces questions étaient adressées au ministre de la Défense. En tant que rapporteur spécial du budget de la Défense, François Cornut-Gentille use fréquemment de cet outil de contrôle.

12 % des questions étaient destinées aux ministres en charge des Finances et de l’Economie, 5 % à ceux des Affaires Sociales et Santé, 4 % au ministre de l’Education Nationale et  4 % à celui des Affaires Etrangères. Le reliquat soit 16% s’adresse à tous les autres ministères (par exemple, au ministère de l’écologie et du développement durable ou encore au ministère des anciens combattants).

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