Impression 3D : Entretien de François Cornut-Gentille sur la blogosphère

Il n’y a pas que les questions écrites sur la défense qui suscite l’intérêt des spécialistes. En juillet 2013, François Cornut-Gentille interrogeait Arnaud Montebourg sur les défis posés par l’impression 3D. Un an plus tard, le site spécialisé priximprimante3d.com a voulu faire le point.

Un entretien exclusif au cours duquel François Cornut-Gentille affirme que « son interpellation de l’été dernier ne visait pas à dire ce qu’il fallait faire ou pas faire. Elle avait pour seul objectif d’alerter le gouvernement et, à travers lui, les spécialistes juridiques et techniques de la question sur des enjeux qui dépassent largement la reproduction de petites figurines pour les enfants. »

Thématique(s) : Enjeux de société. Mot(s)-Clef(s) : , , . Pas de commentaire »

Pour les TPE, Fleur Pellerin fut une étoile filante du gouvernement.

Avant d’être en charge du tourisme sous Valls I puis de la culture sous l’actuel gouvernement, Fleur Pellerin (photo) fut secrétaire d’Etat aux PME, à l’innovation et à l’économie numérique. Le 17 juillet 2012, c’est donc vers elle que se tourne François Cornut-Gentille pour lui poser une question simple mais fondamentale pour les très petites entreprises : la restriction de l’accès au crédit de trésorerie.

Deux ans plus tard, et malgré 6 rappels, la réponse se fait toujours attendre. On ne peut que le déplorer. Le sujet n’est pas idéologique. Il concerne plusieurs centaines de milliers de chefs d’entreprise, sans évoquer leurs salariés. Certes, il n’est pas médiatique. Ce qui est sans doute un handicap. Dès lors, on peut s’interroger. Présentée comme une étoile montante du gouvernement, que fit Fleur Pellerin pendant deux ans ?

Désormais, il incombe à Emmanuel Macron, ministre de l’économie, de répondre. Une autre étoile montante. Gageons qu’elle ne soit pas filante.

Le goût pour l’approfondissement de François Cornut-Gentille

Lu sur le blog « défense globale » d’Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord (photo), un papier dont la première phrase attire l’attention : « On ne peut pas reprocher au député UMP de Haute-Marne, François Cornut-Gentille, de manquer de constance et de goût pour l’approfondissement. »

Cette entame d’un long article fait référence aux questions écrites posées au ministre de la défense sur la disponibilité des matériels en service.

L’intérêt porté par plusieurs blogs spécialisés (défense globale, lignes de défense, zone militaire, le mamouth …) aux questions écrites parlementaires démontre l’utilité de cette procédure de contrôle sur l’exécutif. Si certains députés en abusent pour alimenter d’illusoires statistiques, il convient de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain.

Or, dans les pistes de modernisation évoquées par la présidence de l’Assemblée, figure la limitation quantitative des questions écrites. Si cette piste venait à être retenue, ce serait un affaiblissement sans précédent du contrôle parlementaire, pourtant pierre angulaire de nos institutions.

Petit précis sur l’imprécision

Le porteur polyvalent terrestre (PPT) est un programme renouvelant les véhicules lourds de transport de l’armée de terre. Attribué à Iveco et Lohr, il a donné lieu en 2013 à une première livraison de 72 exemplaires sur une commande désormais fixée à 1 600 exemplaires. Sur le plan financier, en 2013, le programme PPT a donné lieu à une consommation de 46,8 millions d’euros de crédits paiement alors qu’il était inscrit en loi de finances initiales 69,9 millions d’euros, soit un différentiel de 23 millions d’euros équivalent à une surestimation de 33 % !

Cet écart considérable est justifié par le ministère de la défense dans les documents transmis au Parlement par une terminologie aussi large que vague : prise en compte de la fin de gestion 2012 et des ressources disponibles en 2013, l’application du principe de gestion mutualisée des ressources au niveau du programme 146 et un retard industriel sur les prestations de soutien…

Insatisfait par ces explications, François Cornut-Gentille a demandé , par question écrite au ministre de la défense, le montant de chacune des justifications mises en avant et le détail des difficultés industrielles mentionnées. Le journal officiel du 22 juillet vient de publier la réponse qui apporte quelques précisions mais pas toutes. Lire la suite »

Il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre : la DGA en fait la démonstration

La DGA vient une fois encore de le démontrer au sujet du programme DETECBIO. Lancéen 2005, ce programme visait à développer un système de détection et identification d’agents biologiques dans l’environnement.

Depuis plusieurs années, par le biais de ces rapports, François Cornut-Gentille s’interrogeait sur la pertinence de ce programme dont la faisabilité était mise en doute par de nombreux spécialistes de la lutte bactériologique. Les seules réponses qu’il obtenait étaient « circulez, il n’y a rien à voir, vous n’y comprenez rien. » En 2013, le  programme est officiellement abandonné  après avoir dépensé 23,6 millions d’euros.

Persévérant, ou têtu c’est selon, François Cornut-Gentille a interrogé par le biais des questions écrites le Ministre de la défense sur cette décision d’abandon. La réponse, publiée le 8 juillet dernier, impute l’abandon à la contrainte budgétaire. La DGA n’avouera jamais ses erreurs !

Pire, elle fait la sourde oreille. Dans une seconde question, François Cornut-Gentille demande pourquoi les nombreux avertissements émis sur le programme DETECBIO n’ont pas été pris en compte. Pour montrer son mépris, le ministre de la défense ne fait que copier-coller la réponse à la première question.

Inutile de préciser que, dans ces conditions, le contrôle parlementaire ne va pas se satisfaire de ce bras d’honneur.