Twitter contre les trous de mémoire du secrétaire d’Etat aux anciens combattants et à la mémoire

Le secrétariat d’Etat aux anciens combattants et à la mémoire a quelques difficultés à répondre aux questions écrites. Le 3 juillet 2012, François Cornut-Gentille posait une question écrite à Kader Arif, alors ministre délégué aux anciens combattants, sur les intentions du Gouvernement pour commémorer dignement les combats de mai-juin 1940. En 2015, des célébrations marqueront les 75 ans de l’appel du 18 juin. Mais de nombreux descendants de combattants attendent la reconnaissance de la Nation pour le sacrifice des soldats des armées françaises qui ont tenté avec bravoure, courage et dévouement de résister à l’invasion des troupes allemandes en mai-juin1940, malgré la défaillance du haut commandement et du pouvoir politique. Ainsi, en Haute-Marne, des combats particulièrement meurtriers ont eu lieu notamment à Treix-Darmannes où plus de 60 hommes du 149e régiment d’infanterie de forteresse ont trouvé la mort. Aucune réponse !

Un nouveau secrétaire d’Etat ayant été nommé, Jean-Marc Todeschini, François Cornut-Gentille a « régionalisé » son interpellation en février 2015, faisant référence à la ligne Maginot, très présente dans la Moselle natale du ministre. Silence radio !

Soit le secrétariat d’Etat aux anciens combattants et à la mémoire a résilié son abonnement au journal officiel, soit on assiste à un véritable trou de mémoire, aux grands maux, les petits remèdes. François Cornut-Gentille décide d’interpeller Jean-Marc Todeschini, grand écrivain sur le réseau Twitter. Avec l’espoir qu’il retrouve un peu de la mémoire pour les combattants de 1940.

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Facture annoncée de la conférence climat Paris 2015: 187 millions d’euros

En décembre prochain, Paris accueillera la 21e conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Paris Climat 2015 attend  40 000 participants sur une durée de deux semaines.  Le Président de la République en fait un événement clé de son quinquennat, malgré les échecs répétés des précédentes conférences. Il s’appuie notamment sur Nicolas Hulot, son « envoyé spécial pour la protection de la planète ». Tout un programme…

François Cornut-Gentille a souhaité en savoir un peu plus sur le coût et le financement de cette conférence, en interrogeant Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères.

Dans sa réponse à la question écrite, le ministre précise que « le budget prévu pour la conférence s’élève à 187 millions d’euros ».

Des partenariats privés sont recherchés pour alléger la charge sur le budget de l’Etat. Laurent Fabius indique ainsi que « les entreprises peuvent devenir partenaires de la COP21 via une contribution financière ou en nature dans le cadre d’une convention de mécénat. La campagne de sensibilisation menée depuis fin octobre 2014 porte ses fruits puisque des sociétés françaises et internationales ont déjà marqué leur intérêt pour être associées à la conférence. Les propositions de contributions en nature sont majoritaires. ». Lire la suite »

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France-Russie : des relations à géométrie variable dans l’espace

Comme chacun sait, depuis plusieurs moins, la France entretient des relations plutôt fraîches avec la Russie. Le gel de la vente des bâtiments de projection et de combat (BPC) à la marine russe en témoigne de même que les déclarations très virulentes du Président de la République et du ministre des affaires étrangères à l’encontre de Vladimir Poutine concernant l’Ukraine.

Mais dans le même temps, on continue à faire appel à la Russie pour accéder à l’espace. Depuis plusieurs années, des lanceurs russes Soyouz décollent du centre spatial de Kourou avec à leur bord des satellites commerciaux et institutionnels. Le recours à ces lanceurs permet d’optimiser les capacités de mise en orbite à partir du centre spatial et le résultat d’un accord entre la Russie et l’Union européenne.

En août 2014, en pleine crise ukrainienne, un lanceur Soyouz échouait  à mettre sur orbite des satellites Galileo, le GPS européen. De là à y voir malveillance…. Afin de lever tout doute, François Cornut-Gentille a interrogé Geneviève Fioraso, ministre en charge de l’espace, sur l’étendue du droit de regard des autorités spatiales européennes sur le développement, les technologies et l’emploi des Soyouz décollant du centre spatial de Guyane. Au cas où …

Dans sa réponse très académique, la ministre précise que « le CNES et l’agence ROSCOSMOS, chef de file de la partie russe, ont défini les modalités pratiques qui permettent de s’assurer de la conformité du système de lancement Soyouz au CSG à la réglementation française. » C’est ainsi que « pour les lancements depuis le CSG, il a été ajouté au système de traitement automatique d’avarie du lanceur Soyouz la capacité de télécommander depuis le sol l’arrêt de la propulsion si le lanceur est jugé dangereux. »

En définitive, la France peut faire exploser en vol la fusée si celle-ci présente un comportement anormal mais la Russie conserve une maîtrise technologique lui permettant, ceci n’est que pure fiction, d’interagir avec le lanceur. Bref, on n’en sait pas plus.

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Ministère de la défense : une imprécision de 135 millions d’euros, « promis on essaiera de faire mieux l’année prochaine ».

Chaque jour, le journal officiel nous fournit une avalanche de textes règlementaires dont la lecture, fastueuse, est cependant indispensable.

Ainsi, rares sont ceux qui ont repéré un décret du 19 janvier 2015  qui annule plus de 130 millions d’euros de crédits au ministère de la défense pour le compte de l’exercice 2014 (d’autres ministères sont également concernés par le décret). Les justifications étant particulièrement sommaire, François Cornut-Gentille a demandé par une question écrite, pourquoi on annulait des crédits dits de titre 2 (rémunération des personnels) alors que chaque jour les armées pleurent le manque de moyens.

Dans une réponse particulièrement rapide (et qu’il convient de saluer), le ministre de la défense explique qu’un excédent a été constaté lors de l’exécution du budget de 2014 pour un montant de 135 352 833 euros, initialement destinés à financer les pensions. Immédiatement, il est précisé que « l’excédent constaté correspond à 1,7 % du total des crédits ouverts à cet effet ».

Mais, conscient d’avoir été rattrapés par la patrouille, les services précisent que « dans le cadre des prochains travaux de programmation budgétaire, le ministère de la défense s’efforcera de faire coïncider avec davantage de précision ses prévisions d’assiette et sa contribution effective au CAS « Pensions ». ». On n’en attend pas moins.

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Cure d’austérité à venir pour les bases défense ?

Interrogé par François Cornut-Gentille, toujours en alerte, le ministre de la défense a confirmé les travaux menés au sein de ses services pour rationnaliser voire réduire les Bases de défense dans une réponse à une question écrite publiée cette semaine au journal officiel.

Selon Jean-Yves Le Drian, « il convient de différencier les travaux de rationalisation des groupements de soutien de base de défense (GSBdD), menés par le service du commissariat des armées (SCA) dans le cadre de la généralisation du rattachement hiérarchique des GSBdD au SCA depuis le 1er septembre 2014, des études prospectives conduites par l’état-major des armées (EMA) sur les bases de défense (BdD). »

Pour ce qui concerne la rationalisation des GSBdD notamment en termes de structures et de procédures, de premières conclusions sont attendues dans les prochaines semaines.

Par contre, aucun calendrier est annoncé pour les études de prospectives qui « visent à identifier les opportunités de rationalisation et de densification des sites. » Prudent, le ministre indique qu’à ce jour « aucun objectif chiffré de fermetures de bases n’a été défini par l’EMA ».  Comprendre : des BDD vont être supprimées. Toutefois, il est indiqué que ces suppressions « devront être préalablement déterminées par une analyse fonctionnelle et capacitaire, sur la base de critères de rationalisation du stationnement, d’optimisation des moyens et de réduction des coûts de fonctionnement ».

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