Risque bioterrorisme : pourquoi la révision du plan variole de 2012 reste lettre morte ?

Lors de son intervention ce matin devant l’Assemblée nationale à propos de l’état d’urgence, le Premier ministre a évoqué le risque d’attaques chimiques et bactériologiques.

Face à ces menaces, l’anticipation est la seule défense possible. Or, l’organisation administrative française est telle que les meilleurs plans de défense ne sont pas mis en œuvre car perdus dans des procédures sans fin. Il va ainsi de la révision du plan Variole définie en décembre 2012.

Officiellement éradiquée, la variole est cependant toujours une menace contre laquelle se préparent de nombreux pays, Etats-Unis et Canada. En décembre 2012 a été adopté un avis du Haut Conseil de la santé publique de révision du plan variole. On peut y lire que « la menace « variole » occupe une place à part parmi l’ensemble des éventuelles actions bioterroristes. Il s’agit d’une maladie infectieuse potentiellement très contagieuse, grave, pour laquelle il n’existait jusqu’à ce jour aucun traitement réellement efficace. »

Par cet avis reconnu comme le plus abouti par de nombreux experts internationaux, le Haut Conseil de la santé publique « préconise une stratégie basée essentiellement sur les vaccins de 3e génération et les antiviraux dès lors que ceux-ci seront réglementairement utilisables ».

Depuis lors, …rien. Aucune décision, aucune acquisition des vaccins. Ministère de la santé, ministère de la défense, SGDSN semblent pris d’une envie irrépressible de ne rien faire pour ne pas avoir à payer. Soit ! C’est un pari osé. Personne ne pourra par contre reprocher au Parlement de ne pas avoir tiré la sonnette d’alarme. François Cornut-Gentille et sa collègue des Ardennes, Bérengère Poletti, ont déjà interpellé le gouvernement sur ce dossier. En vain !

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Comment le service de santé des armées s’est préparé pour affronter la crise Ebola.

Suite à une question écrite de François Cornut-Gentille, le journal officiel vient de publier la réponse ministérielle qui, une fois n’est pas coutume, apporte de réelles explications sur la préparation et la réactivité du service de santé des armées face à la crise Ebola qui a sévi en Afrique. La publication de cette réponse est l’occasion de leur rendre hommage.

Dès juillet 2014, le service de santé des armées (SSA)  était mobilisé. Pionnier dans la lutte contre les maladies infectieuses et tropicales, le SSA détient en effet une expertise reconnue dans ce domaine au sein de l’institut de recherche biomédicale des armées (IRBA) et des services spécialisés des hôpitaux d’instruction des armées (HIA).

Par ailleurs, l’Hôpital inter-armées Bégin, qui dispose de chambres à pression négative et d’un circuit spécifique d’accueil de patients contagieux, est le centre de référence militaire pour la prise en charge des maladies émergentes. Au mois d’août 2014, l’hôpital Bégin a été référencé par le ministère chargé de la santé comme établissement habilité à la prise en charge des cas possibles ou confirmés de maladie à virus Ebola (MVE). Il est à ce jour le seul hôpital français à avoir accueilli des malades contaminés par ce virus.

Sur le terrain, le SSA a doté la Guinée d’un centre de traitement des soignants (CTS), qui a fonctionné jusqu’au 15 juillet dernier. Lire la suite »

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On en parle à l’étranger

L’interpellation du ministre des affaires étrangères par François Cornut-Gentille sur l’épidémie de choléra sévissant en Haïti a suscité l’intérêt des médias haïtiens.

L’agence de presse Haïti Press Network s’est fait l’écho dès jeudi de la question écrite de François Cornut-Gentille et de la réponse du ministre. L’agence insiste sur la promesse faite par la France de mettre en place d’un centre d’observation de la maladie. Preuve s’il en est des attentes des Haïtiens à l’égard de la France

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Epidémie de choléra en Haïti : l’ONU se réfugie derrière ses privilèges et immunités pour refuser toute indemnisation

Après les tremblements de terre et autres cyclones, la population d’Haïti est confrontée à une grave épidémie de choléra. Selon l’organisation mondiale de la santé et plusieurs experts internationaux, cette épidémie a eu pour foyer infectieux un régiment népalais de casques bleus. Malgré ce constat, le secrétaire général de l’ONU refuse de donner suite aux demandes d’indemnisation des victimes de l’épidémie, suscitant l’incompréhension et la colère des populations locales.

Membre permanent du conseil de sécurité, la France ne peut rester indifférente. François Cornut-Gentille a interrogé par une question écrite le ministre des affaires étrangères pour connaître la position de la France concernant ce refus du secrétaire général de l’ONU.

Dans sa réponse publiée au journal officiel du 26 mars, Laurent Fabius confirme que « la communauté internationale avec l’adoption par le conseil de sécurité des Nations unies de la résolution 2070 le 20 octobre dernier qui mentionne pour la première fois l’épidémie de choléra, a reconnu la gravité du problème. »

Il reconnait également que « l’ONU a fait savoir aux représentants des plaignants que leur demande d’indemnisation n’était pas recevable au titre de la section 29 de la convention sur les privilèges et immunités des Nations unies qui stipule que « l’Organisation jouit, sur le territoire de chacun de ses membres, des privilèges et immunités qui lui sont nécessaires pour atteindre ses buts ». » Ce à quoi les Haïtiens seraient légitimes de répondre que diffuser le choléra n’est pas un but de l’ONU… Lire la suite »

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Après le Japon, la France est-elle prête à affronter une série de crises naturelles ?

A la suite du terrible tremblement de terre puis du tsunami qui ont touché le Japon, la France a envoyé plusieurs détachements de la sécurité civile pour venir en aide aux populations sinistrées. Ceux-ci ont quitté leur base de Nogent-le-Rotrou et Brignoles. Les sapeurs-sauveteurs de la Sécurité Civile ont déjà démontré leur savoir-faire, il y a un peu plus d’un an, en Haïti.

Certaines unités envoyées au Japon sont également équipées pour intervenir avec des protections NRBC, face au risque radiologique qui pourrait subvenir à la suite de l’explosion d’un des réacteurs nucléaires dont les systèmes de refroidissement ont été endommagés.

Ces événements mettent en exergue la nécessité de disposer en permanence de personnels formés et d’équipements de pointe pour parer à des situations graves et imprévisibles. Former et fidéliser des personnels, acquérir de nouveaux équipements a un coût que la collectivité rechigne à financer par temps calme. C’est à l’avènement d’une crise majeure contre laquelle la France n’est pas plus protégée que d’autre, que se révèle la nécessité de disposer d’un service de secours performant et bien équipé. Lire la suite »

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