Face aux menaces venues du large, la Marine nationale manque de bâtiments

Piraterie, trafics illicites, migrations clandestines, pillages des ressources. L’espace maritime français, le deuxième plus vaste du monde, est sous pression. Mais pour préserver la souveraineté de la France, la Marine nationale apparaît démunie en bâtiments au regard du nombre de missions à accomplir. Selon les indicateurs fournis par la Marine nationale, les bâtiments de souveraineté et de présence affichent une disponibilité inférieure à 50 %. L’âge élevé de ces bâtiments en phase de retrait et de remplacement par des équipements plus modernes explique pour une large part ce chiffre inquiétant. Cette faible disponibilité constitue une faille dans la capacité de la France à assurer sa souveraineté sur son espace maritime, notamment dans les zones économiques exclusives rattachées à nos territoires d’outre-mer.

François Cornut-Gentille a questionné le ministre de la défense sur les mesures prises par le Gouvernement pour garantir la souveraineté de la France sur son espace maritime dans l’attente de l’entrée en service de nouveaux bâtiments de souveraineté. Lire la suite »

IRBA : inauguration en catimini d’un outil d’excellence du service de santé des armées

L’Institut de Recherche Biomédicale des Armées (IRBA) est inauguré aujourd’hui. Cet organisme né du rapprochement des sites de recherche du service de santé des armées- SSA (à l’exception notable et toujours injustifiable du site de Marseille) réunit les plus éminents chercheurs faisant avancer la science et la connaissance pour les armées et pour la société dans son ensemble.

La création de cet organisme ne s’est pas faite sans heurts. François Cornut-Gentille a à plusieurs reprises déploré la rivalité malsaine entre la DGA et le SSA notamment pour disposer d’un laboratoire P4 de haute sécurité. Désormais, le ministère de la défense dispose de deux laboratoires P4 distants d’une dizaine de kilomètres, résultat peu brillant de l’incapacité de deux directions du ministère de la défense à unir leurs forces dans une mission commune.

Sans l’investissement total de quelques médecins généraux œuvrant dans l’ombre avec un dévouement exemplaire (et non récompensé comme il se doit), l’IRBA n’aurait pas vu le jour. Cet institut, unique en Europe, est un outil d’excellence qui aurait mérité les honneurs de la présence du ministre pour son inauguration. Contraintes d’agenda aidant, celui-ci sera absent. Un report eût été préférable qu’une inauguration en catimini.

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Projet de loi constitutionnelle de protection de la Nation : François Cornut-Gentille a voté « contre »

Lors du scrutin sur le projet de loi constitutionnelle de protection de la Nation, François Cornut-Gentille  a voté « contre ».

Ce choix est motivé par

-          L’absence de méthode de travail claire afin d’aboutir à un consensus. L’unité nationale ne se décrète pas, elle se construit. Or, depuis deux mois, l’improvisation permanente et les incertitudes juridiques ont créé les conditions de la confusion. Par la méthode adoptée, le gouvernement ne traite pas les sujets de fond à savoir l’organisation des services pour lutter contre les mouvements terroristes. On a perdu du temps sur des sujets dérisoires.

-          Les hésitations, revirements et autres arrangements de l’Exécutif sur le texte soumis aux députés qui révèlent l’absence de conviction quant à l’efficience du dispositif présenté. L’objectif manifeste est le seul coup de communication.  Ce n’est pas à « coups de com’ » que l’on lutte contre le terrorisme.

-          L’absence de raisons juridiquement sérieuses de réformer le droit actuel qui permet d’ores et déjà de déchoir de la nationalité des individus portant gravement atteinte à la France. La constitutionnalisation de la déchéance est de nature à alourdir la procédure actuelle et donc à aboutir au résultat inverse à celui recherché.

Face aux menaces bactériologiques, « il convient d’attendre » selon la ministre de la santé

Avec toute la bonne volonté du monde, il y a des lectures qui vous replongent subitement dans l’étonnement voire dans la colère. La réponse de Marisol Touraine publiée au journal officiel du 24 novembre  à une question écrite de François Cornut-Gentille sur la mise en œuvre du plan variole 2012 fait partie du nombre.

Dans sa question, François Cornut-Gentille rappelait que « le plan variole a fait l’objet d’un avis de révision du Haut conseil de la santé publique en décembre 2012, définissant les stocks nécessaires (en offre thérapeutique et en volume) pour affronter une pandémie. Outre la révision des stratégies préconisées dans le plan variole 2006, cet avis recommandait notamment de ne plus recourir aux vaccins de première génération et d’acquérir des vaccins de troisième génération, mieux tolérés ». Aussi, il demandait à la ministre de faire un point sur l’avancée de la mise en œuvre des recommandations du Haut conseil de la santé publique de décembre 2012.

La réponse est édifiante : la ministre rappelle que « depuis 2014, le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) a initié des travaux d’actualisation de la stratégie de réponse à une menace de réapparition de la variole avec les ministères concernés (défense, affaires étrangères, recherche, justice, intérieur), l’agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et l’institut de veille sanitaire (InVS). » Elle précise que « ces travaux pilotés par le SGDSN sont toujours en cours ». Et vient la phrase qui heurte : « il convient d’attendre la finalisation de ces travaux pour déterminer la nouvelle stratégie de vaccination ».

Cette nouvelle stratégie existe depuis décembre 2012. Trois ans plus tard, « il convient d’attendre la finalisation». D’aucuns pourraient accuser François Cornut-Gentille d’être un tant soit peu pressé : trois ans, c’est rien à l’échelle de l’humanité.

Attendons donc que quelqu’un décide soit de mettre en œuvre un plan de prévention, soit de faire un attentat bactériologique. Il ne s’agit évidemment pas de la même personne. Mais attendons de voir qui va gagner la course…

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Au SGDSN, face aux menaces, c’est pas l’état d’urgence !

Le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) est un service interministériel rattaché au Premier ministre. De ce service dépendent de nombreuses décisions impactant la sécurité des Français et impliquant plusieurs ministères. Son rattachement à Matignon lui donne une autorité administrative certaine sur les autres services de l’Etat. Pour preuve, le poste de secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale est l’un des plus convoités parmi les hauts fonctionnaires.

On est donc en droit d’attendre du SGDSN une certaine réactivité face aux menaces qui pèsent sur la France.

A la suite des attentats de janvier 2015, le renforcement de la surveillance du territoire par l’opération Sentinelle a modifié les missions des armées. Le SGDSN s’est vu confié la réalisation d’un rapport sur le rôle de l’armée dans la lutte antiterroriste sur le sol national. Ce document n’est toujours pas remis. On l’attend pour janvier prochain… On a malheureusement constaté que les menaces, elles, n’attendent pas la nouvelle année.

Jeudi 19 novembre, devant les députés, le premier ministre a déclaré : « Il ne faut aujourd’hui rien exclure. Nous le savons : le risque d’armes chimiques ou bactériologiques existe ». Là encore, le SGDSN est censé être à la manœuvre. Depuis décembre 2012, le SGDSN a dans ses bureaux un avis du Haut Conseil de la santé publique prônant une révision du plan variole. Qu’ fait le SGDSN depuis lors ? La réponse du ministre de la défense à une question écrite de François Cornut-Gentille est édifiante : le SGDSN se contente de piloter des réunions interministérielles. Les décisions, c’est pour plus tard…

Lorsqu’il y a urgence, les forces de police, de gendarmerie, des armées et des services de secours interviennent immédiatement, agissent sans compter leurs heures. Au SGDSN, point trop n’en faut !

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