Lutte contre l’argent sale : Bercy a-t-il cédé à des pressions pour laisser des brèches dans son dispositif ?

Par une série de décisions, le ministère des finances renforce le contrôle sur les flux d’argent afin de retirer aux réseaux terroristes et de trafiquants les moyens pour financer leurs actions.

Ainsi, le seuil des paiements en liquide autorisé est abaissé de 3 000 euros à 1 000 euros pour les seules personnes physiques ou morales résidentes en France. Pour les non-résidents, presque exclusivement se déplaçant sous un statut de touriste, ce plafond est amené à 10 000 euros. Ce dernier point ne manque pas de surprendre au regard de son montant et du caractère international des réseaux de trafiquants qui ne vont pas hésiter à faire appel à des agents non-résidents pour continuer à effectuer des paiements en liquide au profit de résidents.

Pourquoi une telle brèche ? Quelle préoccupation a pris le pas sur la lutte contre les financements illégaux ? Qui, en France, est destinataire de paiement par des non-résidents pouvant atteindre plusieurs milliers d’euros versés en liquide ? La réponse à cette question, peu compliquée, permet d’identifier les entités qui ont manifestement habilement fait prévaloir leur intérêt sur celui de la sécurité. Bercy est ici coupable d’avoir cédé. Et c’est pas du luxe que de le dire !

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France-Russie : des relations à géométrie variable dans l’espace

Comme chacun sait, depuis plusieurs moins, la France entretient des relations plutôt fraîches avec la Russie. Le gel de la vente des bâtiments de projection et de combat (BPC) à la marine russe en témoigne de même que les déclarations très virulentes du Président de la République et du ministre des affaires étrangères à l’encontre de Vladimir Poutine concernant l’Ukraine.

Mais dans le même temps, on continue à faire appel à la Russie pour accéder à l’espace. Depuis plusieurs années, des lanceurs russes Soyouz décollent du centre spatial de Kourou avec à leur bord des satellites commerciaux et institutionnels. Le recours à ces lanceurs permet d’optimiser les capacités de mise en orbite à partir du centre spatial et le résultat d’un accord entre la Russie et l’Union européenne.

En août 2014, en pleine crise ukrainienne, un lanceur Soyouz échouait  à mettre sur orbite des satellites Galileo, le GPS européen. De là à y voir malveillance…. Afin de lever tout doute, François Cornut-Gentille a interrogé Geneviève Fioraso, ministre en charge de l’espace, sur l’étendue du droit de regard des autorités spatiales européennes sur le développement, les technologies et l’emploi des Soyouz décollant du centre spatial de Guyane. Au cas où …

Dans sa réponse très académique, la ministre précise que « le CNES et l’agence ROSCOSMOS, chef de file de la partie russe, ont défini les modalités pratiques qui permettent de s’assurer de la conformité du système de lancement Soyouz au CSG à la réglementation française. » C’est ainsi que « pour les lancements depuis le CSG, il a été ajouté au système de traitement automatique d’avarie du lanceur Soyouz la capacité de télécommander depuis le sol l’arrêt de la propulsion si le lanceur est jugé dangereux. »

En définitive, la France peut faire exploser en vol la fusée si celle-ci présente un comportement anormal mais la Russie conserve une maîtrise technologique lui permettant, ceci n’est que pure fiction, d’interagir avec le lanceur. Bref, on n’en sait pas plus.

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Lutte contre Ebola : les personnels du service de santé des armées en première ligne

Dans le cadre de la lutte contre le virus Ebola, le service de santé des armées a mis en place à Conakry (Guinée) un centre de formation des soignants (CFS) et un centre de traitement des soignants (CTS).

Un premier bilan vient d’être rendu public et offre l’occasion de rendre hommage aux personnels français et africains qui sont intervenus auprès des populations civiles. Selon les chiffres fournis par le ministère, le centre de traitement des soignants a pris en charge dix-huit soignants dont six ayant contractés la maladie Ebola. Grâce au traitement favipiravir, recommandé par l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM), cinq d’entre-eux sont guéris ou en voie de l’être (photo). Malheureusement, le 1er mars dernier, un décès a été enregistré au CTS « suite à une insuffisance rénale, symptomatique du virus ».

Engagés face à un ennemi invisible et redoutable, les hommes et femmes du service de santé des armées accomplissent quotidiennement en Afrique une mission qui les honore.

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Rencontre avec les jeunes sapeurs pompiers

Dans le cadre d’un projet porté par l’Amicale des Sapeurs Pompiers de Saint-Dizier intitulé « Ateliers citoyenneté pour les jeunes sapeurs« , une vingtaine de jeunes sapeurs est venue rencontrer François Cornut-Gentille.

L’objectif est double : faire découvrir aux jeunes sapeurs les instituions et promouvoir le dispositif auprès des jeunes issus du quartier du Vert-Bois afin qu’ils intègrent cette « école citoyenne ».

Après les rencontres avec les représentants institutionnels du territoire, une visite de l’Etat-Major des Pompiers, les jeunes sapeurs se rendront à Paris le 6 mars prochain rencontrer les Pompiers de Paris et visiter l’Assemblée Nationale.

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La direction du Trésor plus prompte à lutter contre Daesh que contre les Talibans

Le journal officiel de ce vendredi matin est particulièrement instructif sur le zèle mis par l’administration française à lutter contre les réseaux financiers mis sur une liste noire par l’ONU et l’Union européenne.

Deux arrêtés du ministre des finances et comptes publics, Michel Sapin, désignent des personnes et organismes au bénéfice desquelles sont interdits tous mouvements ou transferts de fonds, instruments financiers et ressources économiques.

Un premier arrêté concerne  quatre individus liés à Al Qaïda ou à l’Etat islamique (Daesh). Tous ont été « listé » le 23 janvier dernier.

Le second arrêté  concerne un nombre plus conséquent d’individus et d’organismes en lien avec les Talibans et d’autres mouvements agissant en Afghanistan. Ce sont des financiers, des trafiquants ou des chefs de guerre. La plupart ont été « listés » en 2012.

S’il faut une semaine à la direction du Trésor pour préparer un arrêté à propos de terroristes agissant en Syrie, plus de deux ans lui sont nécessaires pour faire de même vis-à-vis de ceux agissant en Afghanistan. Une inertie totalement incompréhensible, passée sous silence comme il se doit.

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