Comment le service de santé des armées s’est préparé pour affronter la crise Ebola.

Suite à une question écrite de François Cornut-Gentille, le journal officiel vient de publier la réponse ministérielle qui, une fois n’est pas coutume, apporte de réelles explications sur la préparation et la réactivité du service de santé des armées face à la crise Ebola qui a sévi en Afrique. La publication de cette réponse est l’occasion de leur rendre hommage.

Dès juillet 2014, le service de santé des armées (SSA)  était mobilisé. Pionnier dans la lutte contre les maladies infectieuses et tropicales, le SSA détient en effet une expertise reconnue dans ce domaine au sein de l’institut de recherche biomédicale des armées (IRBA) et des services spécialisés des hôpitaux d’instruction des armées (HIA).

Par ailleurs, l’Hôpital inter-armées Bégin, qui dispose de chambres à pression négative et d’un circuit spécifique d’accueil de patients contagieux, est le centre de référence militaire pour la prise en charge des maladies émergentes. Au mois d’août 2014, l’hôpital Bégin a été référencé par le ministère chargé de la santé comme établissement habilité à la prise en charge des cas possibles ou confirmés de maladie à virus Ebola (MVE). Il est à ce jour le seul hôpital français à avoir accueilli des malades contaminés par ce virus.

Sur le terrain, le SSA a doté la Guinée d’un centre de traitement des soignants (CTS), qui a fonctionné jusqu’au 15 juillet dernier. Lire la suite »

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Le Canard Enchaîné, fidèle lecteur du site de François Cornut-Gentille

Lu dans l’édition de ce matin du Canard Enchaîné :

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Opération sentinelle : l’effort repose sur la seule armée de terre

Au lendemain des attentats de janvier 2015, ordre fût donné aux armées de renforcer la sécurisation du territoire via l’opération Sentinelle, dans le cadre du plan Vigipirate renforcé.

Dans le même temps, pour tenir compte de ce nouveau contrat opérationnel, le Président de la république annonça un ralentissement de la déflation des effectifs dont l’actualisation de la loi de programmation militaire fut la traduction. Cette moindre décrue des personnels donna lieu à une bataille de chiffonniers entre armées, entre services  pour savoir qui va être bénéficiaire.

La cuisine interne du ministère de la défense, validée par les états-majors et le ministre, s’occupa d’arbitrer à partir de critères obscurs, perdant le lien initial entre efforts nouveaux liés à l’opération Sentinelle et moindre déflation.

Or, un seul chiffre aurait dû guider les grands comptables des ressources humaines du ministère de la défense, chiffre qu’a obtenu François Cornut-Gentille, avec patience, via une question écrite : ceux des effectifs supplémentaires réellement mobilisés à partir du 12 janvier par armée :

Et la réponse est cinglante : en respectant la logique initiale, seule l’armée de terre aurait dû bénéficier de la moindre déflation des effectifs pour remplir le nouveau contrat opérationnel. Rien d’étonnant au regard des capacités et moyens humains dont disposent les forces terrestres par rapport aux autres armées pour accomplir ce type de mission. Mais les calculs des ressources humaines n’ont pas tenu compte de cette réalité. Manifestement, le lobbying des autres forces et services a été plus fort que la logique.

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« Tout en tenant un discours de guerre, on oublie de sécuriser des sites militaires comme Miramas » François Cornut-Gentille sur France Bleu

François Cornut-Gentille était l’invité du journal de la mi-journée du réseau FRANCE BLEU pour parler de la sécurité des sites sensibles civils et militaires et juger de la communication du gouvernement. Cliquez sur le logo pour réécouter l’émission :

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Désinvolture et langue de bois administrative, la réponse du gouvernement au vol d’explosifs (vidéo)

Lundi, les armées constatent le vol sur un de ses sites à Miramas d’une quantité importante de matériels explosifs. Mardi, François Cornut-Gentille souligne que ce grave événement était prévisible au regard des failles dans le dispositif de contrôle des sites mené par la DPSD (direction de la protection et de la sûreté de la défense).

Mercredi (donc aujourd’hui), en l’absence du ministre de la défense, le ministre chargé des relations avec le Parlement répond à une question d’actualité de Michel Vauzelle, député socialiste, sur le sujet : la désinvolture du ministre et la langue de bois administrative employée avec abondance déroutent.

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